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MH370: la société en charge des recherches critiquée pour son inexpérience et ses méthodes

Où se trouve le MH370 ?

Où se trouve le MH370 ? - J .K. Jagdev - AFP

La société a sondé les fonds marins pour le compte du gouvernement australien dans l'espoir de retrouver la trace du MH370 disparu en mars 2014. Des experts pointent des incohérences dans leur méthode de travail et se montrent sceptiques sur leurs chances de résultats.

Une partie de l’énigme du vol MH730 de la Malaysia Airlines va-t-elle se résoudre à proximité de La réunion, après la découverte d’un débris de Boeing et d’une valise endommagée? En attendant que l’enquête menée par la Malaisie, l’Australie, la gendarmerie française et le BEA ne livre son verdict après plus d’un an et demi de recherches, Le Figaro relève jeudi que la société qui gère celles-ci ne fait pas l’unanimité. Le matériel et la méthode qu’elle utilise, notamment, font l'objet de critiques. Furgo, son nom, a mené la première phase de recherches avec deux bateaux affrétés sur zone.

Des résultats jugés peu fiables par un expert

"Furgo a du bon matériel mais il est inadapté, même s'il n'y a pas de système miracle pour ce type de recherche. Par exemple, au vu de l'étendue de la zone, il serait préférable d'utiliser des sonars à plus basse fréquence, qui couvrent une zone plus large", indique au quotidien Paul-Henri Nargeolet, ancien coordinateur des recherches du vol Air France entre Rio et Paris. L’expérience de la société Furgo est aussi mise en cause puisqu’elle a dû louer une partie du matériel. 

En creux, des experts estiment qu’il est impossible d’assurer que Furgo n’est pas passé au travers d’une information capitale en sondant les fonds marins pour le compte du gouvernement australien.

"La mission demeure extrêmement complexe"

"Nous avons d'abord établi une carte détaillée des fonds marins de la zone à explorer puis nous avons passé au peigne fin plus de 60.000 km2 de fonds marins", rétorque Rob Luijnenburg, directeur opérationnel et de la communication de Fugro au Figaro, précisant que "la mission demeure extrêmement complexe".

Pourtant, "il y a plein d'incohérences" dans les premiers résultats publiés, juge Paul-Henri Nargeolet, alors que les responsables de la mission insistent sur leur besoin de temps pour analyser la masse d’informations recueillies.

Et finalement, c’est peut-être un habitant de La Réunion chargé du nettoyage du littoral, Johnny Bègue, qui va lever une partie du voile. Avec son équipe, il a en effet repéré le débris puis la valise sur le rivage...

A voir : les images d'un bout d'aile trouvé au large de la Réunion, correspondant à un Boeing 777 :

S.A.