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MH370: l'avion a plongé dans l'océan à une vitesse très élevée

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Une étude publiée ce mardi montre que l'avion de la Malaysia Airlines s'est abîmé en mer à une vitesse très élevée.

Le vol MH370 de la compagnie Malaysia Airlines a plongé dans l'océan à une vitesse très élevée, selon une nouvelle étude menée par le constructeur Boeing et le département américain de la Défense et publiée ce mardi par le journal The Australian

Parvenu à bout de ses réserves de carburant, l'avion aurait d'abord ralenti avant de plonger en piqué de 10.600 mètres à la vitesse vertigineuse de 12.000 à 20.000 pieds par minute (60 à 100 mètres par seconde), contre seulement 2.000 pieds par minute (10 mètres par seconde) pour un atterrissage normal. En prenant de la vitesse, il aurait réussi à regagner quelques mètres avant de plonger de plus belle, la tête la première.

Le processus se serait répété jusqu'à ce que l'avion heurte la surface de l'eau avec une grande violence. Si la carcasse du Boeing 777 n'a jamais été retrouvée, la découverte de certaines parties de l'avion laisse penser qu'il s'est vraisemblablement fracassé en mille morceaux sous la violence de l'impact. 

L'avion s'est "probablement écrasé dans la zone de recherches"

L'hypothèse de la chute brutale est confirmée par de nouvelles données analysées par le département australien de la Défense, et notamment des signaux émis automatiquement par l'avion quelques instants avant la catastrophe et captés par des satellites. 

Selon le chef de l'agence coordonnant les recherches, cité par le quotidien australien, cette découverte conforte l'idée que l'avion "s'est probablement écrasé dans la zone de recherche de 12.000 kilomètres carrés". Une zone déterminée à partir du postulat que l'avion était à court de carburant et que plus personne n'était au pilotage au moment du crash. 

Le Boeing 777 de la compagnie aérienne malaisienne s'est volatilisé le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord, quelques instants après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin. 

Fin juillet, l'Australie, la Malaisie et la Chine ont décidé de suspendre les recherches après la fin de celles menées dans la zone actuelle, sauf "information nouvelle et crédible".