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Le Japon lance une cellule antiterroriste

Daesh

Daesh - Image de propagande

Le Japon va lancer cette semaine une nouvelle cellule chargée de rassembler des informations pour "prévenir le terrorisme", à la suite des attaques perpétrées contre des ressortissants japonais à l'étranger et des attentats tels que ceux de Paris le mois dernier.

La décapitation de deux Japonais en début d'année, revendiquée par le groupe Daesh, et la mort de dix autres dans une prise d'otages en Algérie en 2013 ont mis en lumière la vulnérabilité des Japonais à l'étranger.

Une cellule basée sur la collecte d'informations

Le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, a précisé que la cellule créée au sein du ministère des Affaires étrangères se concentrerait sur la collecte et l'analyse d'informations.

"Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour prévenir le terrorisme et pour protéger les ressortissants japonais", a déclaré Yoshihide Suga lundi au cours d'un point de presse de routine.

Cette unité, qui doit entrer en fonctions mardi, disposera de 20 personnes à Tokyo et de 20 établies dans les ambassades à l'étranger, ont indiqué des responsables officiels. Elle se concentrera sur quatre zones géographiques: l'Asie du Sud-Est, l'Asie du Sud, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord et de l'Ouest.

Mise en place accélérée depuis les attentats de Paris

Le gouvernement avait à l'origine prévu son lancement en avril 2016 mais a accéléré le mouvement à la suite des récents attentats, notamment ceux du 13 novembre à Paris dans lesquels 130 personnes ont péri et des centaines ont été blessées.

Yoshihide Suga a également exprimé la solidarité du Japon avec les Etats-Unis alors que le président Barack Obama a promis dimanche de "traquer les terroristes" où qu'ils soient et de vaincre le groupe Daesh après la fusillade meurtrière de mercredi à San Bernardino, en Californie. Le Japon s'efforce de montrer qu'il renforce sa sécurité alors qu'il doit accueillir en mai un sommet du G7 et les Jeux olympiques en 2020.

A.-F. L. avec AFP