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Inde: reconfinement de la grande ville de Chennai à partir de vendredi

La Plage de Marina à Chennai, Inde

La Plage de Marina à Chennai, Inde - Wikimedia

Le reconfinement de la ville de Chennai est le premier retour en arrière majeur dans la gestion de la crise du coronavirus en Inde.

L'État indien du Tamil Nadu, région du Sud de l'Inde, a ordonné lundi le reconfinement de l'agglomération de Chennai en raison de la virulence de l'épidémie du coronavirus. 

"Confinement complet à partir du 19 pour les districts de Chennai, Thiruvallur, Chengalpet et Kanchipuram", des zones mitoyennes de la capitale régionale, a annoncé sur son compte Twitter l'AIADMK, le parti au pouvoir au Tamil Nadu. 

Cette mesure, qui concerne une quinzaine de millions de personnes, est pour l'instant en place jusqu'à la fin du mois. Les commerces essentiels de la région ne pourront ouvrir que jusqu'à 14h00 et les habitants seront limités à un rayon de 2 kilomètres pour leurs déplacements. 

Le Tamil Nadu, avec le Maharashtra et Delhi, fait partie des régions les plus affectées par la pandémie de nouveau coronavirus qui fait toujours rage dans le deuxième pays le plus peuplé de la planète.

Confinement draconien levé

Le géant d'Asie du Sud déplore officiellement 9.520 morts de la maladie. Ce chiffre est jugé sous-évalué mais reste encore loin des lourds bilans humains des pays d'Europe occidentale ou des États-Unis. 

Confronté à une économie très affaiblie, le Premier ministre Narendra Modi a largement levé au début du mois le confinement draconien imposé fin mars au 1,3 milliard d'Indiens pour freiner la propagation de la maladie. Certaines restrictions restent toujours en place.

Mais le déconfinement s'effectue alors que l'épidémie ne montre toujours pas de signes de reflux en Inde. Elle enregistre désormais plus de 11.000 nouveaux cas confirmés par jour et en a pour le moment recensé au total quelque 332.423.

Les experts estiment toutefois que le pic de l'épidémie ne sera pas atteint avant plusieurs semaines en Inde, où le système de santé est déjà débordé par l'afflux de malades.

R.B., avec AFP