BFMTV

Corée du Nord: une ville s'ouvre au tourisme

La gare ferroviaire de Sinuiju

La gare ferroviaire de Sinuiju - -

La ville nord-coréenne de Sinuiju, jusqu'ici réservée aux touristes chinois, s'ouvre aux Occidentaux, d'après des agences de voyages spécialisées.

Les Occidentaux sont de plus en plus nombreux à tenter de visiter la Corée du Nord, l'un des pays les plus fermés au monde. Jusqu'ici réservée aux touristes chinois, la ville de Sinuiju, située sur la frontière avec la Chine, est désormais accessible aux Occidentaux.

"Nous en demandions l'accès depuis des années", raconte Simon Cockerell David, cofondateur de Koryo, la principale agence de voyages vers la Corée du Nord, basée à Pékin. La semaine dernière, il a été accueilli en grande pompe pour sa première visite dans la ville. Un message lumineux affichait: "Nous accueillons chaleureusement Simon Cockerell David".

Une liste de villes autorisées

L'argument économique est aussi mis en avant. Gareth Johnson, est directeur de Young Pioneer Tours, une agence qui propose des voyages à bas coût. "Pour aller en Corée, c'était trois jours minimum. Même avec nos offres premier prix, ça reste cher", regrette-t-il.

L'ouverture de Sinuiju permettra de passer une seule journée en Corée du Nord, ce qui pourrait intéresser les touristes qui visitent la Chine. Koryo évoque un voyage pour 1.200 à 2.000 yuans (entre 150 et 250 euros) depuis la Chine. Les deux compagnies espèrent pouvoir emmener les premiers touristes à Sinuiju début juin.

Cette nouvelle option ne va pas pour autant changer le fonctionnement du tourisme en Corée du Nord. "Nous avons une liste de villes autorisées, parmi lesquelles nous piochons", explique Simon Cockerell David.

"Ce n'est pas pour se détendre au bord d'une piscine"

Pour les cinq principales agences de voyage, qui se partagent 4.000 à 5.000 touristes occidentaux par an, la Corée est un petit marché en croissance.

"Evidemment, ce n'est pas du tourisme de masse. Ce sont des gens qui s'intéressent aux questions sociales et politiques et qui aiment découvrir", analyse Cockerell. On ne va pas en Corée du Nord pour se détendre au bord d'une piscine."

M.G. avec AFP