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Trump assure avoir dit à Poutine que l'ingérence russe était "intolérable"

Donald Trump à la Maison Blanche, le 18 juillet 2018.

Donald Trump à la Maison Blanche, le 18 juillet 2018. - Nicholas Kamm - AFP

Deux jours après le tollé provoqué par ses propos conciliants lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine, Donald Trump tente toujours d'éteindre l'incendie, et vante désormais sa "fermeté" face à son homologue russe.

Donald Trump tente toujours d'éteindre la polémique. Pour essayer de calmer les critiques après ses déclarations conciliantes vis-à-vis de Vladimir Poutine lundi à Helsinki, sur lesquelles il avait retropédalé depuis Washington en changeant radicalement de discours, le président américain a vanté plusieurs fois mercredi sa "fermeté" face à son homologue russe. 

"Ferme" face à Poutine

"Aucun président n'a été aussi ferme que moi sur la Russie (...). Je pense que le président Poutine le sait mieux que quiconque, sûrement mieux que les médias", a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche. "Regardez les chiffres, regardez ce que nous avons fait, regardez les sanctions".

Dans une interview diffusée un peu plus tard sur CBS, Donald Trump a également affirmé avoir dit à Vladimir Poutine que l'ingérence de la Russie dans les élections américaines était intolérable: "Je lui ai fait savoir que nous ne pouvions tolérer cela".

Changement d'ambiance 

Des déclarations qui contrastent en tous points avec l'ambiance de la rencontre d'Helsinki. Lundi, alors qu'il s'exprimait lors d'une conférence de presse avec Vladimir Poutine sur l'enquête sur les possibilités d'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 , Donald Trump avait affirmé "ne voir aucune raison pour laquelle cela serait la Russie" (qui aurait procédé à cette ingérence). 

Face au tollé provoqué au sein de la classe politique, et jusque dans son propre camp, Donald Trump avait finalement assuré mardi que sa langue avait fourché. 

Il avait alors insisté sur le fait qu'il avait omis la deuxième négation dans sa phrase, et aurait dû dire: "Je ne vois aucune raison pour laquelle cela ne serait pas la Russie". Avant d'assurer qu'il acceptait les conclusions des ses propres services de renseignement au sujet de l'ingérence russe dans l'élection.

A.S.