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"Renvoyez-la!": Trump dit désapprouver les slogans scandés lors de son meeting

Le locataire de la Maison Blanche a aussi assuré, contre toute évidence, qu'il avait essayé d'interrompre ces chants. "J'ai commencé à parler très rapidement", a-t-il avancé.

Après réflexion, peut-être Donald Trump s'est-il dit que les choses étaient allées trop loin. Le président américain a affirmé ce jeudi qu'il désapprouvait les slogans scandés la veille lors de son meeting de campagne, où la foule avait crié "Renvoyez-la!" à l'évocation d'Ilhan Omar, fille de réfugiés somaliens élue au Congrès en 2018.

"Cela ne m'a pas plu. Je ne suis pas d'accord avec cela", a déclaré Donald Trump, qui a écouté mercredi soir la foule reprendre cette formule à plusieurs reprises sans dire un mot, comme le montrent les images du meeting. 

Le locataire de la Maison Blanche a aussi assuré, contre toute évidence, qu'il avait essayé d'interrompre ces chants. "J'ai commencé à parler très rapidement", a-t-il avancé.

"Je suis convaincue que c'est un fasciste"

De son côté, l'élue démocrate ainsi vilipendée s'est dite "convaincue" que Donald Trump était "un fasciste", après que le président l'a accusée de détester les Etats-Unis et l'a appelée à "retourner" dans son pays d'origine.

"Je suis convaincue que c'est un fasciste", a dit à des journalistes l'élue du Minnesota, de confession musulmane, tout en dénonçant la volonté de Donald Trump et de ses partisans de faire taire "le débat démocratique et les divergences d'opinions" dans le pays.

Le président américain a violemment attaqué ces derniers jours Ilhan Omar et trois autres élues démocrates issues des minorités, la plus célèbre étant Alexandria Ocasio-Cortez, élue dans le Bronx. Il les accuse "d'aimer les ennemis" de l'Amérique et les invitant à quitter le pays si elles n'y étaient pas heureuses. Ces propos ont provoqué un tollé, notamment chez les démocrates qui ont dénoncé des propos "racistes" et "xénophobes". Ils ont néanmoins provoqué une remontée de la popularité de Donald Trump chez l'électorat républicain. 

Jules Pecnard avec AFP