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Le décret migratoire de Donald Trump entre en vigueur

Le président des Etats-Unis Donald Trump embarque à bord d'Air Force One, le 9 juin 2017 dans le Maryland aux Etats-Unis. (Photo d'illustration)

Le président des Etats-Unis Donald Trump embarque à bord d'Air Force One, le 9 juin 2017 dans le Maryland aux Etats-Unis. (Photo d'illustration) - Mandel Ngan - AFP

Le dispositif censé prévenir l'arrivée de "terroristes étrangers" interdit temporairement l'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen), ainsi qu'aux réfugiés du monde entier.

Qui sera admis, qui sera refoulé? Les nouvelles restrictions d'entrée aux Etats-Unis prévues par le décret anti-immigration de Donald Trump sont entrées en vigueur jeudi soir, les voyageurs des pays concernés et les associations de réfugiés s'inquiétant d'un risque d'arbitraire. Après cinq mois de contentieux devant les tribunaux, de nombreuses questions restaient en suspens sur la plus controversée des mesures du président républicain, réinstaurée partiellement lundi par la Cour suprême à Washington.

Le dispositif censé prévenir l'arrivée de "terroristes étrangers" interdit temporairement l'entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen), ainsi qu'aux réfugiés du monde entier. Mais sa portée a été limitée par les hauts magistrats: le texte exempte quiconque pouvant justifier d'une "relation valable avec une personne ou une entité aux Etats-Unis". Ainsi, quelqu'un venant rendre visite à un membre de sa "famille proche" sera admis. Tout comme le sera un étudiant intégrant une université américaine ou un salarié recruté par une entreprise locale. Ou encore un professeur convié à donner une conférence aux Etats-Unis.

La notion de "relation valable" a plongé les juristes dans la perplexité

La notion de "relation valable" a plongé les juristes dans la perplexité. Comment un réfugié syrien pourrait-il prouver l'existence d'un lien préalable entre lui et les Etats-Unis, se sont-ils demandés. Dans un câble adressé aux ambassades américaines et dans une conférence téléphonique ouverte à la presse jeudi, des responsables gouvernementaux ont tenté de rassurer et d'apporter des clarifications.

Une simple réservation hôtelière ne sera pas considérée suffisante pour qu'un touriste originaire d'un des six pays obtienne un visa, cela même dans le cas où il aurait déjà versé de l'argent. Le tri s'effectuera au niveau des ambassades à l'étranger et le gouvernement s'attendait à un impact limité sur le sol américain. Mais, dans certains aéroports, on était dans l'expectative.

S.A. avec AFP