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Wikileaks: Manning affirme être une femme

Bradley Manning à Fort Meade, le 20 août.

Bradley Manning à Fort Meade, le 20 août. - -

Bradley Manning, condamné mercredi à 35 ans de prison dans l'affaire Wikileaks, a affirmé être une femme. Il souhaite qu'on l'appelle désormais Chelsea.

Condamné hier à 35 ans de prison dans l’affaire Wikileaks, Bradley Manning a affirmé jeudi être une "femme" dans une lettre adressée à la chaîne de télévision NBC.

Le jeune soldat souhaite changer de prénom: "A partir de maintenant, pour cette nouvelle phase de ma vie, je veux que tout le monde sache qui je suis vraiment. Je suis Chelsea Manning, je suis une femme."

Selon son avocat, David Coombs, Manning n’avait pas souhaité faire cette révélation avant l’annonce de la peine de prison à laquelle il a été condamné, pour ne pas perturber les débats. Cependant, les troubles de l’identité sexuelle du soldat, âgé de 25 ans, avaient été mis en avant lors de son procès.

Il demande un traitement hormonal

"Etant donné la manière dont je me sens depuis que je suis enfant, je veux commencer un traitement hormonal dès que possible. J'aimerais aussi qu'à partir d'aujourd'hui on m'appelle par mon nouveau prénom et que l'on utilise le pronom féminin pour parler de moi", a ajouté l'ancien analyste du renseignement.

La "taupe" de l’affaire Wikileaks sera incarcérée à la prison militaire de Fort Leavenworth, dans le Kansas. Cet établissement ne fournit pas, pour l’instant, le traitement hormonal demandé par le jeune homme.

"J'espère que Fort Leavenworth va faire ce qu'il faut pour lui permettre d'avoir accès à ce traitement, sinon je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour m'assurer qu'ils y seront obligés", a dit David Coombs. L’avocat a cependant précisé qu’il ne savait pas si client souhaitait, en plus du traitement hormonal, subir une opération chirurgicale pour changer de sexe.

Condamné mercredi à 35 ans de prison dans la plus importante fuite d'informations confidentielles de l'histoire des Etats-Unis. Son avocat David Coombs a l'intention de déposer un recours en grâce auprès du président Brack Obama, pour implorer sa clémence. S'il ne l'obtient pas, le jeune soldat pourrait malgré tout bénéficier d'une libération conditionnelle après avoir purgé le tiers de sa peine, soit "après dix ans".

M.K. avec AFP