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Occupation d'un parc naturel d'Oregon: un mort, six arrestations

Le leader du mouvement, Ammon Bundy, âgé de 40 ans et originaire de l'Etat voisin d'Idaho, fait partie des six personnes arrêtées.

Le leader du mouvement, Ammon Bundy, âgé de 40 ans et originaire de l'Etat voisin d'Idaho, fait partie des six personnes arrêtées. - ROB KERR / AFP

Des militants qui occupaient le parc naturel de Malheur dans l'Oregon ont fait l'objet mardi d'une opération policière. L'échange de tirs avec les forces de l'ordre a fait un mort et un blessé parmi eux.

La police a arrêté six des militants anti-gouvernementaux armés qui occupaient illégalement un parc naturel d'Oregon depuis trois semaines, et l'un des militants est mort au cours d'un échange de tirs avec les forces de l'ordre. Le leader du mouvement, Ammon Bundy, âgé de 40 ans et originaire de l'Etat voisin d'Idaho, fait partie des six personnes arrêtées, selon un communiqué de la police fédérale (FBI) et locale.

"Mardi vers 16h25 (0h25 GMT) la police fédérale (FBI) et la police de l'Etat d'Oregon (ouest des Etats-Unis) ont lancé une opération pour arrêter certains individus liés à l'occupation armée du parc national Malheur", indique le communiqué.

Un mort et un blessé lors de l'opération

"Des coups de feu ont été tirés" et "une personne qui était visée par une probable arrestation est décédée", ajoute la police. "Une (autre) personne qui a subi des blessures ne mettant pas sa vie en danger a été emmenée vers un hôpital local pour y être traitée" et se trouve en état d'arrestation, poursuit le communiqué du FBI et de la police d'Oregon.

Le frère d'Ammon Bundy, Ryan, fait également partie des six personnes arrêtées lors d'une opération qui a eu lieu "le long de l'autoroute 395", précise le communiqué des forces de l'ordre.

L'occupation du parc de Malheur, dans une région retirée et rurale d'Oregon, a commencé le 2 janvier à la suite d'une manifestation de soutien à deux éleveurs locaux, condamnés à de la prison pour avoir mis le feu à des terres fédérales. Ces deux éleveurs se sont rendus de leur plein gré dans l'établissement carcéral où ils purgent depuis leur peine, et se sont désolidarisés de l'occupation du parc Malheur.

la rédaction avec AFP