BFMTV

Les voisins de Mike Pence le narguent avec des drapeaux arc-en-ciel

Mike Pence, le prochain vice-président des États-Unis, lors d'un meeting le 1er décembre dans l'Ohio

Mike Pence, le prochain vice-président des États-Unis, lors d'un meeting le 1er décembre dans l'Ohio - Timothy A. Clary-AFP

Mike Pence, le prochain vice-président américain, s'est installé provisoirement dans un quartier de Washington. Ce qui n'est pas pour plaire à ses voisins qui ont décidé de lui montrer leur désaccord avec ses idées en accrochant des drapeaux arc-en-ciel.

Les riverains n'apprécient guère leur nouveau voisin. Et le lui font savoir. Dans le quartier de Chevy Chase, à Washington, où Mike Pence, le futur vice-président des Etats-Unis, loue temporairement une maison jusqu'à son investiture en janvier prochain, des drapeaux arc-en-ciel -symbole de la communauté LGBT- ont fleuri dans le voisinage, rapporte la chaîne ABC News 7.

"Un message respectueux qui montre, dans mon cas, mon désaccord avec certaines de ses idées, a expliqué à la chaîne de télévision une résidente. Je n'ai aucune idée de ce qu'il va en penser, mais j'espère que ça lui fera changer ses opinions."

Hostile au mariage gay

Une demi douzaine de drapeaux de ce type sont apparus depuis l'arrivée du futur vice-président. Conservateur, adhérant de la théorie du créationnisme, Mike Pence est un militant anti-avortement et hostile au mariage gay.

En tant que gouverneur de l'Indiana, il a défendu et signé une loi, l'acte de restauration de la liberté religieuse, qui permet à quiconque de refuser des clients ou patients LGBT s'il ou elle estime que cela va à l'encontre de ses convictions religieuses. Sous la pression des opposants au texte, Mike Pence s'est vu contraint d'amender la loi afin d'interdire toute discrimination visant les homosexuels.

"Nous, la diversité américaine, avons peur"

Mi-novembre, Mike Pence a été sifflé au théâtre et interpellé par des acteurs de "Hamilton", une comédie-musicale jouée à New York. À la fin du spectacle, qui raconte l'histoire du père fondateur Alexandre Hamilton et son rôle dans l'écriture de la Constitution américaine, l'acteur a interpellé le futur vice-président au nom de toute la troupe.

"Nous sommes heureux de vous accueillir, mais nous sommes inquiets" a expliqué le comédien. "Nous, la diversité américaine, avons peur de ne plus être défendus, comme nous avons peur que la planète, que nos enfants, que nos droits ne soient plus défendus." 

Céline Hussonnois-Alaya