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Les procureurs américains s'opposent à la publication des raisons de la perquisition chez Trump

Donald Trump le 26 juillet 2022 à Washington D.C. (États-Unis).

Donald Trump le 26 juillet 2022 à Washington D.C. (États-Unis). - DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA

La justice soupçonne le milliardaire républicain d'avoir violé une loi américaine sur l'espionnage qui encadre très strictement la détention de documents confidentiels.

Le ministère américain de la Justice s'est opposé ce lundi à la publication d'un document judiciaire censé donner les raisons qui ont poussé les enquêteurs fédéraux à mener une perquisition inédite chez l'ancien président Donald Trump la semaine dernière.

L'opération de la police fédérale dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride a provoqué une tempête politique, Donald Trump et ses partisans dénonçant une "chasse aux sorcières". Plusieurs organisations, dont des médias, avaient demandé à un juge de publier un document judiciaire dans lequel les enquêteurs expliquent habituellement pourquoi la perquisition était nécessaire.

Le ministère de la Justice a assuré ce lundi qu'une telle publication "nuirait de manière irréparable à l'enquête pénale en cours", selon un document judiciaire.

"Compromettre la réussite de prochaines étapes de l'investigation"

Vendredi, à la demande des procureurs cette fois-ci, un juge avait publié le mandat autorisant la perquisition et une liste des documents saisis. Mais, à l'inverse des premiers, le document dont la publication était cette fois demandée contient "des informations très sensibles sur des témoins", des techniques utilisées par la police et des faits "extrêmement importants sur l'enquête", a estimé le ministère.

Sa publication pourrait révéler la stratégie des enquêteurs et "compromettre (la réussite) de prochaines étapes de l'investigation", a-t-il ajouté.

Donald Trump, pressenti pour se relancer dans la course à la Maison Blanche pour 2024, a assuré que ces documents avaient été déclassifiés. Lundi, en indiquant avoir vu ses passeports saisis lors de la perquisition, le républicain s'est dit victime d'une "attaque contre un opposant politique comme on n'en a jamais vu dans notre pays".

A.G avec AFP