BFMTV

Les Obama disent leur dégoût de Trump

Michelle Obama, le 25 juillet 2016.

Michelle Obama, le 25 juillet 2016. - Jessica Kourkounis - GETTY IMAGES NORTH AMERICA - AFP

Le magnat de New York accuse les médias à la solde du camp démocrate d'alimenter une cabale contre lui. De leur côté, Michelle et Barack Obama ne manquent pas une occasion de dire l'effroi que le personnage leur inspire.

Donald Trump, accusé d'agressions sexuelles, s'est dit jeudi victime de "mensonges éhontés" colportés par des médias à la solde de sa rivale démocrate. Dans le même temps, le couple Obama a exprimé son dégoût face à des propos "intolérables" sur les femmes.

"Quel que soit le parti auquel on appartient, démocrate, républicain ou indépendant, aucune femme ne mérite d'être traitée de cette façon", a déclaré l'épouse du président américain Barack Obama dans un discours passionné.

La Première dame faisait allusion aux propos vulgaires et dégradants sur les femmes que le milliardaire a proférés en 2005. Depuis leur révélation il y a une semaine, Donald Trump échoue à apaiser l'énorme controverse, même s'il s'est excusé de ses propos graveleux, qu'il avait assimilés à des déclarations légères de vestiaire.

"Il ne s'agissait pas de discussions de vestiaire. Il s'agissait d'un homme puissant s'exprimant librement et ouvertement sur un comportement de prédateur sexuel", a jugé Michelle Obama.

Trump dénonce des "histoires inventées de toutes pièces"

Sa situation a empiré depuis mercredi, avec une série de témoignages d'une demi-douzaine de femmes disant avoir été victimes de sa part de harcèlement et d'agressions sexuelles.

"Ces accusations vicieuses selon lesquelles j'aurais eu un comportement déplacé avec les femmes sont totalement et absolument fausses", a réagi le magnat de l'immobilier, qui n'a jamais été autant en difficulté dans sa course à la Maison Blanche.

"Ces attaques sont orchestrées par les (époux) Clinton et leurs alliés chez les médias". "Je n'ai jamais rencontré ces personnes. Je ne sais même pas qui elles sont. Ce sont des histoires inventées de toutes pièces avant l'élection", a-t-il de nouveau dit jeudi soir lors d'un discours devant des jeunes à Colombus, dans l'Ohio (est).

Michelle Obama se dit "glacée" par l'attitude de Trump

Pour le président Barack Obama, "il est temps pour chacun d'entre nous de se lever et de dire 'ça suffit'", a-t-il déclaré lors d'une réunion publique de soutien à Hillary Clinton dans le New Hampshire (nord-est). "Cela doit cesser, maintenant". Dans cet Etat américain que Donald Trump avait acquis à sa cause mais qu'un sondage dévoilé jeudi place désormais dans le camp Clinton, Barack Obama a estimé que le nabab de New York était issu d'un "marécage de folie" que les Républicains cultivent depuis des décennies.

La femme du président des Etats-Unis s'est dite "glacée jusqu'à la moelle" par l'attitude "effrayante" de Donald Trump envers les femmes.

Le New York Times ne retire rien de ce qu'il a écrit

Elle s'exprimait au lendemain de la publication par le New York Times des témoignages de deux femmes, qui ont relaté avoir été victimes de gestes du milliardaire susceptibles de tomber sous le coup de la loi. La première reproche à Donald Trump, en chute accélérée dans les sondages, de l'avoir pelotée alors qu'elle était assise à côté de lui dans un avion il y a plus de trois décennies. La seconde affirme que Donald Trump l'a embrassée contre son gré en 2005, lorsqu'elle travaillait comme réceptionniste dans la tour Trump à New York. "L'histoire bidon publiée par le New York Times en plein déclin est inventée de toutes pièces", a tweeté le candidat républicain.

Les avocats du magnat de l'immobilier ont exigé que le quotidien new-yorkais retire son article "infondé et diffamatoire", qu'ils jugent "destiné à pousser à l'échec la candidature de Donald Trump". Le journal a refusé jeudi, estimant que le candidat avait entaché lui-même sa réputation. "L'essence même d'une attaque en diffamation est la protection de la réputation" de l'intéressé, argue l'avocat du New York Times, David McCraw.

David Namias avec AFP