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La NSA peut enregistrer 100% des appels d'un pays entier

La NSA est capable d'enregistrer 100% des appels téléphoniques d'un pays étranger selon des documents révélés par Edward Snowden.

La NSA est capable d'enregistrer 100% des appels téléphoniques d'un pays étranger selon des documents révélés par Edward Snowden. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Selon le "Washington Post", la NSA enregistre l'intégralité des appels téléphoniques d'un pays -qui demeure inconnu- sur une période d'un mois.

La surveillance de la NSA sur le reste du monde semble sans limites. Selon des révélations du Washington Post, l'agence américaine a construit un système qui enregistre "100%" des appels téléphoniques dans un pays étranger. La NSA est ainsi capable de réécouter n'importe quel appel passé sur ce territoire pendant une durée d'un mois.

La perspective est d'autant plus vertigineuse que le système, nommé "Retro", est mis en place dans un pays inconnu depuis 2011. A la demande des Etats-Unis, le Washington Post n'a pas dévoilé le nom de cette puissance étrangère.

Trente jours de mémoire

Selon des informations fournies par Edward Snowden, le système pourrait avoir été étendu à cinq autres pays. Un sixième pourrait aussi avoir été mis sous surveillance en octobre. Même si l'on ne sait pas quelles puissances ont été espionnées, il faut rappeler que les Etats-Unis espionnent aussi bien leurs alliés que leurs ennemis, France y comprise.

"Retro" est très intrusif: il permet de rejouer des appels provenant de n'importe quel citoyen, que la personne soit préalablement sous surveillance ou non. Pendant trente jours, les conversations sont stockées, les nouvelles effaçant constamment les anciennes, rapporte le Washington Post.

Des millions d'extraits enregistrés

Le quotidien américain estime que seulement 1% des conversations sont écoutées dans les faits mais ajoute cependant que les chiffres absolus sont élevés. Par ailleurs, des millions d'extraits seraient enregistrés chaque mois par l'agence.

Des révélations qui viennent directement contredire la promesse de Barack Obama, en date du 17 janvier dernier: "Les Etats-Unis n'espionnent pas les gens ordinaires qui ne menacent pas notre sécurité nationale."

Le Président américain ne pouvait pas ne pas savoir: il a lui-même donné dans une directive l'instruction de ne collecter que des informations qui sont en relation avec six "menaces spécifiques", comme le terrorisme ou la prolifération nucléaire. 

M. K.