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États-Unis

La mairie de New York cherche un chef "sanguinaire" pour mettre fin à la prolifération des rats

Un rat (illustration)

Un rat (illustration) - MLADEN ANTONOV / AFP

L'"abattage" des millions de rats de la ville peut rapporter entre 120.000 et 170.000 dollars par an.

À la recherche d'un "job de rêve" à New York? La ville qui ne dort jamais offre un emploi de chef "sanguinaire" d'un service de la mairie dédié à l'"abattage" de millions de rats de la mégapole, pour 120.000 à 170.000 dollars par an.

Le poste de "directeur/trice du programme de réduction du nombre de rongeurs" rattaché à la municipalité de New York peut devenir "votre job de rêve" à condition de s'y consacrer "24h/24 et 7j/7 avec ténacité et sens de la mise en scène", vante une annonce très sérieuse publiée mercredi par le maire Eric Adams, un ancien policier à poigne qui veut lutter contre les fléaux de sa ville.

"Il n'y a RIEN que je déteste tant que les rats", a-t-il martelé jeudi sur Twitter en promettant à ses concitoyens: "Votre job de rêve vous attend."

Selon une légende urbaine tenace, il y aurait à New York autant de rats que d'habitants, soit près de neuf millions. Le célèbre romancier anglais Charles Dickens s'en était déjà plaint en visitant la ville en 1842.

Près de deux siècles plus tard, "le candidat idéal" à l'offre d'emploi de mercredi "doit être ultra-motivé, assez sanguinaire, déterminé à examiner toutes les solutions sous divers angles, notamment pour améliorer l'efficacité opérationnelle, la collecte de données, l'innovation technologique, la gestion des déchets et l'abattage à grande échelle" de ces nuisibles qui prolifèrent dans les rues et le métro new-yorkais.

Un salaire mirobolant à la clé

Le tonitruant maire de New York, un élu démocrate afro-américain classé au centre-droit, offre un salaire annuel de 120.000 à 170.000 dollars pour "relever l'impossible" avec une "aversion virulente pour la vermine" et "une réputation de teigne".

La mairie demande un niveau licence, une première expérience dans l'urbanisme et la gestion de projets, et surtout de la "détermination et un instinct de tueur pour combattre le véritable ennemi: l'implacable population de rats à New York".

Comme nombre de métropoles américaines, New York est réputée aussi pour ses rongeurs. Surtout en raison des sacs poubelles déposés par les habitants et commerçants sur les trottoirs, sans conteneurs.

Dépensant des millions de dollars, la municipalité essaie régulièrement de nouvelles techniques pour éradiquer les rats, comme de la glace carbonique ou des bains d'alcool: c'est ce qu'avait présenté en 2019, lors d'une démonstration insoutenable, le maire à l'époque de l'arrondissement de Brooklyn... déjà Eric Adams.

T.P. avec AFP