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Hillary Clinton reçoit le soutien officiel du planning familial américain

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La grande organisation de planning familial américaine Planned Parenthood, cible des républicains anti-avortement, a appelé jeudi à voter Hillary Clinton aux primaires présidentielles du parti démocrate, une alliance à la fois politique et financière. L'annonce, inhabituelle pour une course des primaires, a été faite par sa présidente, Cecile Richards, dans le New York Times, avant sa formalisation prévue dimanche lors d'un meeting à Manchester, dans le New Hampshire. Hillary Clinton s'oppose à Bernie Sanders pour les primaires de son parti, qui commenceront le 1er février et dureront plusieurs mois. La présidentielle aura lieu en novembre.

"Tout ce pour quoi Planned Parenthood se bat depuis 100 ans est un enjeu de la prochaine élection", a dit Cecile Richards au quotidien. L'organisation, qui gère environ 700 cliniques dans le pays, et la candidate à la Maison Blanche sont proches depuis des années. Une alliance renforcée depuis l'été, quand Planned Parenthood s'est retrouvée accusée de vendre des organes ou tissus de foetus avortés par des militants anti-avortement. Les allégations n'ont pas été établies mais ont conduit le réseau à modifier ses pratiques pour interdire toute indemnisation lors du don de tissus à la recherche médicale par les cliniques.

La controverse a relancé les attaques des républicains du Congrès contre l'organisation, qui reçoit des fonds publics pour ses activités hors-avortement (dépistages, contraception...). Les démocrates et Hillary Clinton ont pris la défense du planning familial et la candidate défend systématiquement dans ses discours le droit des femmes à "choisir", le terme utilisé par les défenseurs du droit à l'IVG, qui reste très contesté par les républicains 43 ans après sa légalisation nationale. Le soutien n'est pas que symbolique: le bras politique de Planned Parenthood dépense traditionnellement plusieurs millions de dollars pour soutenir des candidats aux élections. Son budget serait, selon le New York Times, de 20 millions de dollars pour la présidentielle et les sénatoriales de 2016.

la rédaction avec AFP