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Etats-Unis: le ministre de la Justice aurait proposé sa démission à Trump

Donald Trump et Jeff Sessions, le 15 mai 2017.

Donald Trump et Jeff Sessions, le 15 mai 2017. - Saul Loeb - AFP

Le procureur général Jeff Sessions, dont la relation avec Donald Trump s'est passablement dégradée, aurait proposé sa démission au président américain.

Crise en vue au sein de l'administration Trump? Selon CNN, le ministre américain de la Justice, Jeff Sessions, aurait proposé au président des Etats-Unis de démissionner de son poste, à l'issue de plusieurs échanges houleux entre les deux hommes ces dernières semaines. La chaîne d'information américaine cite une source proche du ministre pour appuyer son propos.

Une relation tendue depuis plusieurs semaines

Selon CNN, la situation entre Donald Trump et Jeff Sessions se serait tendue depuis que ce dernier a annoncé, en mars, qu'il se retirait de l'enquête sur les ingérences de la Russie dans la campagne électorale du républicain, après des révélations du Washington Post sur ses rencontres avec l'ambassadeur russe.

La relation avec le président des Etats-Unis serait devenue si houleuse que le ministre de la Justice a proposé de démissionner, si Donald Trump ne voulait plus de lui. 

Un moment critique pour Trump

Cette fracture avec son ministre de la Justice intervient à un moment particulièrement critique pour Donald Trump, alors que l'ancien directeur du FBI James Comey, qu'il a limogé le 9 mai dernier, doit témoigner jeudi devant le Congrès sur les conditions de son limogeage. James Comey est notamment appelé à confirmer si, oui ou non, le président américain a fait pression sur lui pour orienter ou faire classer des pans de l'enquête du FBI sur les ingérences russes. 

Interrogé sur une potentielle démission de Jeff Sessions, la Maison Blanche s'est refusée à tout commentaire. Si le départ du ministre venait à se confirmer, il interviendrait quatre mois après celui du conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, qui avait dû quitter ses fonctions en raison d'une controverse sur ses contacts avec des diplomates russes. De quoi fragiliser encore davantage une administration déjà chancelante. 

Adrienne Sigel