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Donald dénonce une attaque "horrible, épouvantable" en Syrie

Donald Trump, le 4 avril 2017.

Donald Trump, le 4 avril 2017. - Win McNamee - Getty - AFP

Au lendemain de l'attaque chimique présumée qui a fait 72 morts en Syrie, le président américain a estimé qu'il s'agit d'un "terrible affront pour l'humanité".

Sa réaction était très attendue. Le président des Etats-Unis Donald Trump a réagi pour la première fois ce mercredi à l'attaque chimique présumée ayant fait 72 morts dont 20 enfants, mardi en Syrie, dénonçant une attaque "horrible, épouvantable", avant de critiquer le régime de Damas. "C'est un terrible affront pour l'humanité", a ajouté Donald Trump depuis le Bureau ovale, où il recevait le roi Abdallah II de Jordanie.

Les "actes odieux" du régime Assad "ne peuvent être tolérés"

Au cours d'une conférence de presse conjointe organisée quelques instants plus tard avec son invité, le président républicain a à nouveau dénoncé une "attaque chimique atroce" contre des "gens innocents, des femmes, des petites enfants et même de beaux petits bébés".

"Leur mort fut un affront à l'humanité. Ces actes odieux par le régime Assad ne peuvent pas être tolérés", a martelé le président américain, estimant que l'attaque perpétrée mardi a "franchi de nombreuses lignes".

Une allusion directe à la fameuse "ligne rouge" que s'était fixée son prédécesseur Barack Obama contre le régime syrien en cas de recours aux armes chimiques. L'ancien président démocrate avait promis qu'il agirait contre la Syrie en cas de recours aux armes chimiques, une "ligne rouge" franchie en août 2013 lors d'une attaque au gaz perpétrée dans la banlieue de Damas, mais Washington avait renoncé à une intervention militaire.

Son secrétaire d'Etat, Rex Tillerson, a, un peu plus tard, demandé à la Russie de "bien réfléchir à la poursuite de leur soutien au régime Assad". 

"Mon attitude vis-à-vis de la Syrie et Assad a nettement changé"

Le président républicain a par ailleurs assuré ce mercredi que son "attitude vis-à-vis d'Assad avait changé".

"Cette attaque sur des enfants a eu un énorme impact sur moi", a-t-il dit depuis les jardins de la Maison Blanche au moment où la Russie et les pays occidentaux s'opposaient de nouveau sur le dossier syrien lors d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Mon attitude vis-à-vis de la Syrie et Assad a nettement changé (...) Ce qui s'est passé est inacceptable pour moi", a-t-il déclaré, tout en refusant de dire ce qu'il comptait faire. "Je ne dis pas à l'avance ce que je ferai", a-t-il simplement indiqué. 

L'attaque sur Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d'Idleb dans le nord-ouest, a déjà provoqué la mort de 72 civils, dont 20 enfants, selon un bilan établi par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

"Nous détruirons Daesh"

Donald Trump a enfin promis de "détruire" le groupe jihadiste Daesh et de "protéger la civilisation". "Nous détruirons l'EI (l'Etat islamique, l'autre nom de Daesh, ndlr), et nous protégerons la civilisation. Nous n'avons pas le choix. Nous protégerons la civilisation", a-t-il lancé aux côtés du roi Abdallah II de Jordanie, dont le pays fait partie de la coalition militaire menée par les Etats-Unis qui combat Daesh en Irak et en Syrie.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a fustigé mercredi la Russie pour n'avoir pas su tempérer son allié syrien, et menacé d'une action unilatérale en cas d'échec à l'ONU.

Evoquant une période "très troublée" au Moyen-Orient, Donald Trump a promis "des discussions intéressantes" avec le roi de Jordanie.

A.S. avec AFP