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Barack Obama: budget, "le temps presse"

Barack Obama, s'exprimant le 30 septembre, pour défendre sa réforme de santé, et éviter la paralysie gouvernementale.

Barack Obama, s'exprimant le 30 septembre, pour défendre sa réforme de santé, et éviter la paralysie gouvernementale. - -

Barack Obama s'est exprimé depuis la Maison blanche, à quelques heures d'une paralysie annoncée de l'Etat fédéral américain, exhortant le Congrès à faire "le bon choix".

Le président américain s'est exprimé depuis la salle de presse de la Maison Blanche, lundi, à quelques heures d'une paralysie annoncée de l'Etat fédéral américain.

"Le temps presse", a ainsi rappelé Barack Obama. "Le temps presse. Mon espoir est qu'à la dernière minute, une fois de plus, le Congrès, en particulier la Chambre des représentants, choisira d'agir correctement", a-t-il ajouté.

A minuit, heure américaine (6 heures, en France), le budget arrivera à expiration. Il ne reste donc que quelques heures pour parvenir à un accord. Cela "aura des conséquences économiques très réelles pour des gens dans la vraie vie, et tout de suite", a expliqué barack Obama, après avoir mentionné les "plus de deux millions d'employés civils" et les "1,4 million de militaires d'active".

"J'espère que le congrès va faire le bon choix"

"Des centaines de milliers de ces fonctionnaires restant à leur poste le feront sans être payés, et des centaines de milliers d'autres seront immédiatement mis en congés sans solde", a-t-il rappelé. Et cette paralysie "gripperait les rouages de notre économie au moment où elle redémarrait", selon lui.

"Je ne suis pas du tout résigné à une paralysie de l'Etat", a assuré le président américain. "La seule manière de faire, c'est que tout le monde s'assoie à la table en toute bonne foi, sans menacer de s'en prendre aux femmes, aux anciens combattants et aux enfants avec une fermeture des services fédéraux. Et on ne peut évidement pas non plus mener des négociations sensées sous la menace d'un défaut de paiement, qui serait le premier de l'histoire des Etats-Unis".

Le président a aussi déploré que les républicains de la Chambre se soient retrouvés bloqués par "les promesses impossibles à tenir faites à l'aile d'extrême-droite de leur parti".

"Que ce soit clair (...) la réforme de l'assurance-maladie continuera à être appliquée, quoi que décide le Congrès" et même en cas de fermeture des services gouvernementaux, a-t-il prévenu. "J'espère que le congrès va faire le bon choix", a-t-il conclu.

Magali Rangin avec AFP