BFMTV

Affaire des emails: la Maison Blanche ne veut "ni critiquer, ni défendre" le chef du FBI

La Maison Blanche ne veut "ni critiquer, ni défendre" le chef du FBI.

La Maison Blanche ne veut "ni critiquer, ni défendre" le chef du FBI. - Karen Bleier - AFP

La Maison Blanche a opté lundi pour une forme de neutralité à l'égard du directeur du FBI, James Comey, critiqué pour avoir envoyé une lettre au Congrès, qui a relancé l'affaire des emails d'Hillary Clinton à quelques jours de la présidentielle.

La stratégie du ni-ni, version américaine. "Je ne critiquerai ni ne défendrai le directeur Comey" concernant sa décision de communiquer avec le Congrès, a déclaré lundi Josh Earnest, porte-parole du président Barack Obama. Le directeur du FBI, James Comey, est vertement critiqué pour avoir relancé l'affaire des emails d'Hillary Clinton à quelques jours de la présidentielle américaine, en envoyant une lettre au Congrès. 

Barack Obama, qui a nommé James Comey à la tête du FBI il y a trois ans, "continue à avoir confiance dans sa capacité à faire son travail", a souligné le porte-parole, évoquant "un homme intègre". "Le président ne croit pas que le directeur Comey essaye sciemment d'influencer le résultat de l'élection", a-t-il ajouté. "Le président ne pense pas qu'il ait une stratégie secrète visant à favoriser un candidat ou un parti."

"Je n'ai pas connaissance des éléments de l'enquête ou de la nature des décisions qui ont poussé (le directeur du FBI) à communiquer certains éléments au Congrès et au public", a-t-il aussi expliqué.

Une affaire qui nuit à la campagne d'Hillary Clinton

Le directeur du Bureau fédéral expliquait vendredi aux responsables du Congrès que ses équipes avaient découvert de nouveaux messages liés à cette affaire, la seule qui puisse réellement nuire à la candidate démocrate et qui la suit depuis des mois, puisqu'elle est accusée d'avoir "menti" et d'avoir risque de disséminer des secrets d'Etat. Les enquêteurs du FBI doivent maintenant déterminer si ces messages contenaient des informations confidentielles.

En juillet dernier, James Comey avait annoncé que le FBI recommandait de ne pas poursuivre Hillary Clinton pour avoir utilisé un serveur privé alors qu'elle était secrétaire d'Etat. Une recommandation alors suivie par le département de la Justice.

C.V. avec AFP