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États-Unis: une femme vote pour Trump, son mari mexicain risque l’expulsion

Roberto Beristain devrait être expulsé des États-Unis dans les prochains jours

Roberto Beristain devrait être expulsé des États-Unis dans les prochains jours - Capture d'écran Change.org

Une mère de famille américaine a voté pour Donald Trump lors de l'élection de novembre. Depuis, son mari, mexicain sans papier, est menacé par une expulsion du territoire.

C’est un choix qu’elle regrette amèrement. Helen Beristain, une mère de famille américaine, a épousé Roberto, un Mexicain sans papiers. Entré illégalement aux États-Unis il y a près de 20 ans, il devrait être expulsé du territoire dans les prochains jours. Une nouvelle difficile à avaler pour cette femme qui a voté pour Donald Trump.

"J’aurais mieux fait de ne pas voter du tout", a-t-elle confié au quotidien local South Ben Tribune, ajoutant avoir "voté Donald Trump pour l'économie car nous avions besoin d'un changement". Persuadée que le nouveau président milliardaire ne souhait expulser que les "bad hombres" (les voyous), elle ne pensait pas son mari serait concerné par ces menaces.

Quand une frontière change une vie

Présent sur le territoire américain depuis près de 20 ans, Roberto Beristain est propriétaire d’un restaurant de 20 employés et son casier judiciaire est vierge. Toutefois, depuis 2000, il est sous le coup d'un ordre d'expulsion qu'il avait refusé de respecter parce que sa femme était enceinte. Lui et Helen avaient traversé par inadvertance la frontière avec le Canada alors qu’ils visitaient les chutes du Niagara. Ils avaient été interpellés par les autorités, qui avaient remarqué que le Mexicain ne possédait pas de papiers américains. 

Depuis, ce père de trois enfants vit dans les règles. Il se rend à son rendez-vous annuel pour le renouvellement de son permis de travail. Jusqu’au 6 février dernier, jour où les services de l’immigration américains ont décidé de le placer en rétention à Kenosha, dans le Wisconsin. Pour empêcher cette expulsion du territoire, sa famille a lancé une pétition en ligne. 

Ju. B.