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Etats-Unis: Trump réduit drastiquement l'accueil de réfugiés pour 2018

Donald Trump, le 27 septembre 2017.

Donald Trump, le 27 septembre 2017. - Joshua Lott - Getty - AFP

En 2018, les Etats-Unis réduiront l'accueil du nombre de réfugiés à 45.000, un plus bas historique illustrant la priorité donnée par Washington à la sécurité nationale.

Donald Trump avait fait de la baisse du nombre de réfugiés l'une de ses promesses phares de campagne, tout en brandissant sa volonté de donner la priorité à la sécurité nationale. Les Etats-Unis accueilleront ainsi un maximum de 45.000 réfugiés du monde entier en 2018, un plus bas historique illustrant la priorité donnée par Washington à la sécurité nationale. Avec ce chiffre, Donald Trump fixe le plus bas plafond jamais établi aux Etats-Unis pour les réfugiés. 

"La sécurité de la population américaine est notre premier souci"

Pour l'année fiscale 2018, qui commence dimanche, l'Afrique a obtenu le plus gros contingent (19.000), devant l'Asie du Sud (17.000), l'Asie de l'Est et le Proche Orient (5.000), l'Europe et l'Asie centrale (2.000) et l'Amérique latine/Caraïbes (1.500).

"La sécurité de la population américaine est notre premier souci. Nous voulons avoir l'assurance que le programme d'accueil des réfugiés va à ceux qui ont le droit à cette protection et qui ne sont pas connus pour représenter un risque pour la sécurité de notre pays", a expliqué un membre de l'administration Trump.

Un premier plafond fixé sous Reagan

Le président Ronald Reagan avait été le premier à fixer, dans les années 1980, un plafond pour le nombre de réfugiés entrant dans le pays. Le républicain l'avait établi à 67.000 personnes. Depuis, le chiffre n'a cessé d'augmenter, jusqu'à Donald Trump qui, avec ce plafond de 45.000, réalise un plus bas historique. A titre comparatif, le plafond était deux fois plus important, à 110.000, pour la dernière année de présidence de Barack Obama. Quant au voisin canadien, il aura accueilli cette année 300.000 réfugiés.

Le programme d'accueil a concerné près de 85.000 personnes en 2016 et 54.000 en 2017, un chiffre un peu supérieur à la limite de 50.000 réfugiés décidée par le républicain après son accession au pouvoir, le 20 janvier dernier.

"Nous abandonnons des gens désespérés"

Une ONG américaine de défense des réfugiés, l'International Refugee Assistance Project (IRAP), s'est dit "extrêmement inquiète" par cette décision de l'administration américaine "à un moment où le monde connaît le plus grand nombre de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale".

"Nous abandonnons des gens désespérés dans des situations de vie ou de mort, dont des enfants qui ont un besoin médical urgent, des alliés des Etats-Unis en temps de guerre, des survivants à des actes de torture", s'est indignée Betsy Fischer, une responsable de l'IRAP.

A.S. avec Jean-Bernard Cadier