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Dallas: 5 policiers tués lors d'un rassemblement, la police à la recherche d'explosifs

Au moins deux snipers ont visé une dizaine de policiers lors d'un rassemblement, à Dallas, pour dénoncer les violences policières. Trois personnes ont été interpellées et un suspect a été abattu.

Un bilan qui s'alourdit d'heure en heure. Cinq policiers ont été tués et six autres blessés jeudi par les tirs de snipers embusqués pendant un rassemblement à Dallas, une ville du sud des Etats-Unis, pour protester contre la mort de deux hommes noirs tués par les forces de l'ordre. Un homme participant au rassemblement a lui aussi été blessé. Une vingtaine de coups ont été entendus ce qui a provoqué un mouvement de foule.

"Ce soir, il semble que deux snipers ont tiré sur 11 policiers depuis une position en hauteur pendant une manifestation (...) Trois policiers sont décédés, deux sont en train d'être opérés et trois sont dans un état critique", a indiqué David Brown, le chef de la police locale dans un communiqué, ajoutant que deux autres étaient plus légèrement blessés.

"Le SWAT négocie avec un suspect

Un suspect, retranché dans un parking, d'où ont été tirés les coups de feu, depuis quelques heures, serait mort, indique plusieurs médias américains. Des négociations étaient en cours avec cet homme. Le SWAT, les unités d'élite de la police américaine, ont encerclé les lieux et des tirs ont été échangés. Lors des négociations, le suspect a dit que la fin était proche", a indiqué David Brown. L'homme, qui martèle vouloir tuer d'autres policiers, a également assuré avoir placé des bombes partout dans le centre-ville. Le FBI ainsi que l'agence fédéral de lutte contre les armes sont sur place, selon le Washington Post.

Un témoin a filmé les échanges de tirs entre un sniper et les policiers. L'homme, vêtu d'une tenue militaire, semble porter un gilet pare-balles sous sa chemise. "Il est sorti, a marché entre les piliers, a chargé son arme et a commencé à tirer, raconte à CNN le témoin. Il a l'air d'avoir planifié son attaque, Il savait où se placer et avait des munitions prêtes."

Trois suspects arrêtés

Les premiers tirs ont été entendus vers 21 heures, heure locale (4 heures du matin, à Paris). Ils auraient été tirés depuis les étages du parking d'un hôtel dans le centre-ville de Dallas, dans le Texas. Le quartier a été complètement bouclé. Des unités du SWAT sont sur place. Trois autres personnes, dont une femme, ont été arrêtées.

"Rien ne justifie ce type d'attaques", a déclaré Barack Obama depuis la Pologne qu'il a qualifié de "haineuses, calculées et méprisables". Le président assure que "toute personne qui est impliquée dans cette fusillade de Dallas sera traduit en justice". "Nous sommes horrifiés et nous sommes tous derrière la police de Dallas", a-t-il martelé. 

Le chef de la police et le maire de Dallas se sont rendus à l'hôpital où sont soignés les six policiers blessés, certains gravement. Ils ont également apporté leur soutien aux autre fonctionnaires qui s'étaient rendus sur place. Les policiers ont rendu un hommage à leurs collègues tombés sous les balles de ou des snipers. 

Un appel à témoin diffusé

Les autorités de l'aviation civile américaine ont décidé de restreindre les vols au-dessus de Dallas. "Aucun pilote ne peut opérer un aéronef dans la zone couverte" par cette interdiction, selon un communiqué publié à l'intention des pilotes et compagnies aériennes. "Seuls les vols de secours sont autorisés".

Deux heures après cette fusillade, la police a publié une photo d'un suspect, un homme noir, vêtu d'un t-shirt camouflage et portant une arme en bandoulière lors du rassemblement. Après la diffusion d'un appel à témoins, l'homme s'est rendu de lui-même à la police. Selon les autorités de Dallas, il n'est pas impliqué dans cette fusillade mortelle.

Vendredi matin, face à l'ampleur des pertes subies par la police américaine lors de la fusillade de Dallas, la police française a tenu à réagir en postant, sur son compte Twitter, un message de soutien écrit en anglais.

Cette fusillade a eu lieu lors d'un rassemblement pour dénoncer les violences policières. Le 4 juillet, à Bâton-Rouge, Alton Sterling, un vendeur ambulant a été abattu lors de son interpellation alors qu'il se trouvait maintenu au sol et semblait avoir été maîtrisé. Le 7 juillet, une nouvelle polémique éclate après la mort d'un employé de cantine scolaire de 32 ans en Louisiane lors d'un contrôle routier.

J.C.