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Canada: Vladimir Katriuk, un ancien nazi recherché, est mort à 93 ans

Un ancien SS, Vladimir Katriuk, est mort à 93 ans au Canada. Le Centre Simon Wiesenthal, qui traque les anciens criminels nazis, en avait fait l'une de ses cibles prioritaires. (Photo d’illustration)

Un ancien SS, Vladimir Katriuk, est mort à 93 ans au Canada. Le Centre Simon Wiesenthal, qui traque les anciens criminels nazis, en avait fait l'une de ses cibles prioritaires. (Photo d’illustration) - Noël Vasquez - Getty Images North America - AFP

Deuxième nazi le plus traqué de ces dernières années, Vladimir Katriuk, 93 ans, est mort la semaine dernière des suites d'une longue maladie. Il n'aura jamais été jugé.

Le Centre Simon-Wiesenthal, qui traque sans relâche les anciens nazis à travers le monde, en avait fait l'une de ses cibles prioritaires. En vain. Criminel nazi parmi les plus recherchés du monde, Vladimir Katriuk est mort la semaine dernière, au Canada, des suites d'une longue maladie. Bien que récemment inculpé de génocide en Russie, l'homme, qui était âgé de 93 ans, n'aura finalement jamais été jugé. C'est son avocat, Orest Rudzik, qui a annoncé la nouvelle à Associated Press (AP).

Un rôle clé au cours du massacre de Khatyn

Ce n'est finalement qu'à l'aube de sa vie que le spectre de la justice aura pesé un peu sur Vladimir Katriuk. A la suite d'une enquête réalisée il y a trois ans, de forts soupçons ont pesé sur le personnage, suspecté d'avoir joué un rôle clé dans le massacre de Khatyn, un ancien village de Biélorussie, réduit à néant par la barbarie nazie en guise de représailles. Au cours de cette sombre journée du 22 mars 1943, Katriuk était soupçonné de s'être positionné devant une grange où s'étaient réfugiés plusieurs civils. Une fois le feu mis à cette dernière, celui qui faisait parti du bataillon ukrainien des SS aurait tiré sur les innocents qui tentaient de fuir à l'aide d'une mitrailleuse. Ne leur laissant ainsi absolument aucune chance.

C'est pour ce motif que Vladimir Katriuk a été inculpé de génocide en Russie en ce début de mois de mai. Sans que suite ne puisse être donnée à cette action en justice.

Paris, puis le Canada

Au sortir de la Seconde guerre mondiale, le SS trouve un temps refuge à Paris, de 1994 à 1951. C'est à ce moment qu'il traverse l'Atlantique pour se cacher au Canada. Une fois sur place, il devient apiculteur, avec sa femme d'origine française, et obtient finalement la nationalité canadienne au bout de quelques années.

Si en 1999 les autorités canadiennes ont remis en cause son droit à l'obtention de cette nationalité, la preuve de sa participation à ces atrocités n'a jamais pu être apportée.

Jé. M.