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Au Canada, mieux vaut ne pas claquer la croupe des chevaux de la police

Des membres de la gendarmerie royale du Canada en 2012

Des membres de la gendarmerie royale du Canada en 2012 - Carl Court - AFP

C'est la nouvelle plaisanterie qui fait fureur au Canada: claquer par surprise la croupe des chevaux de la police. Un comportement dangereux compte tenu de la réaction des animaux... et des autorités.

La plaisanterie aurait pu très mal tourner. Des étudiants se sont amusés ces derniers jours à claquer la croupe de chevaux de la police montée à Kingston, une municipalité de l'Ontario, dans le sud-est du Canada.

Une vidéo diffusée sur Internet montre une étudiante s'approcher d'un cheval et lui asséner une grande gifle sur l'arrière-train. Instinctivement, le cheval lui répond en lui envoyant un coup de sabot du postérieur. La jeune fille est projetée au sol.

Ils risquent cinq ans de prison

Plus de peur que de mal pour le cheval comme pour la jeune fille. Mais la police n'a pas goûté la plaisanterie, qui s'est répétée plusieurs fois en quelques jours, et qui aurait pu s'avérer très dangereuse pour le cavalier.

Sur Twitter, les autorités ont rapporté qu'une de leurs nouvelles juments, Murney, a été giflée sur l'arrière-train à trois reprises dans la même soirée. La police a précisé que l'incident n'avait par chance provoqué aucune blessure.

Mais l'incident a été pris au sérieux. Trois étudiants ont été arrêtés, dont deux hommes et une femme. Ces derniers seront poursuivis et risquent jusqu'à cinq ans de prison, de nouvelles dispositions sur les animaux ayant été récemment intégrées à la législation canadienne.

"Notre cheval de la police est toujours dans l'équipe"

Les forces de police ont rappelé, dans un tweet illustré d'une vidéo, que la réaction d'un cheval face à ce type de comportement peut être impressionnante et particulièrement violente.

"Nous sommes heureux que notre jument Murney ait été suffisamment entraînée pour ne pas avoir réagi ainsi après avoir été claquée trois fois de suite ce soir", ont-elles publié avec le hashtag #NeFaitesSurtoutPasÇa.

Les autorités ont largement communiqué sur le sujet, donnant même des nouvelles de la jument violentée et saluant sa réaction.

"Notre cheval de la police est toujours dans l'équipe", a communiqué la police de Kingston. "Elle a été surprise par ces claques mais elle est restée sous contrôle".

Les forces de l'ordre ont également diffusé des conseils aux amoureux des bêtes qui souhaiteraient s'approcher de leurs montures.

"Voici comment vous pouvez approcher nos formidables chevaux: par devant et après avoir demandé la permission à l'un de nos officiers de la garde montée."

Céline Hussonnois-Alaya