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Accusé de fumer du crack, le maire de Toronto perd ses porte-parole

Une photo publiée par le site du Toronto Star, le 16 mai dernier, montre le maire Rob Ford aux côtés d'un homme identifié comme Anthony Smith, qui serait l'auteur de la vidéo à scandale.

Une photo publiée par le site du Toronto Star, le 16 mai dernier, montre le maire Rob Ford aux côtés d'un homme identifié comme Anthony Smith, qui serait l'auteur de la vidéo à scandale. - -

Depuis plusieurs jours, le maire de la ville de Toronto, au Canada, est accusé d'avoir fumé du crack, après la diffusion d'une vidéo qui le montrerait en train de consommer cette drogue dure. Malgré ses démentis, Rob Ford se retrouve en difficulté.

Les deux porte-parole du maire de Toronto Rob Ford ont démissionné lundi, alors que l'affaire à propos d'une vidéo introuvable qui montrerait Rob Ford en train de fumer du crack ne cesse de se développer, malgré ses démentis.

Vendredi, le maire de Toronto avait en effet nié avoir touché à cette drogue, après les allégations d'un journal local, le Toronto Star, dont deux reporters affirment avoir vu une vidéo le montrant avec, à la bouche, une pipe utilisée pour le crack, cette drogue puissante dérivée de la cocaïne.

"Je ne prends pas de crack et je ne suis pas drogué au crack", avait affirmé Rob Ford lors d'une brève déclaration à la presse. "Quant à la vidéo, je ne peux pas commenter une vidéo que je n'ai jamais vue ou qui n'existe pas", a ajouté le maire de la plus grande ville canadienne, affirmant qu'il avait été "jugé par les médias sans aucune preuve".

Pas de détail sur le départ des porte-parole

Le porte-parole George Christopoulos et son adjoint Isaac Ransom n'ont pas expliqué leur départ, annoncé quatre jours après le limogeage du chef de cabinet du maire, Mark Towhey.

Le maire est apparu brièvement devant les caméras lundi, mais il a refusé de fournir le moindre détail sur la démission des deux hommes, déclarant "ne pas vouloir entrer dans des questions personnelles" et évoquant des "opportunités" qu'ils auraient voulu saisir. Il s'est toutefois excusé auprès de journalistes pour les avoir qualifié de "larves" à la radio dimanche.

L'auteur présumé de la vidéo tué en mars dernier

Le démenti du maire n'a pas mis fin à l'affaire. Samedi, le quotidien de référence The Globe and Mail a affirmé que son frère, Doug Ford, qui est conseiller municipal, avait été vendeur de haschisch dans sa jeunesse, citant dix témoins, interrogés au cours d'une enquête de plusieurs mois, mais sans donner leur identité.

Doug Ford a immédiatement démenti cette allégation.

Mais, dans un autre rebondissement inattendu, The Globe a indiqué lundi que la police avait interrogé un membre important du bureau du maire à propos d'une information venant de cet homme et selon laquelle la vidéo impliquant le maire aurait appartenu à un homme de 21 ans, tué en mars dernier par balles à Toronto.

C'est cet homme, Anthony Smith, qui apparaîtrait à côté du maire sur une photo donnée aux médias par les vendeurs de la vidéo.