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Morano : « 23 enfants sont en mesure de quitter Haïti »

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La secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité détaille les modalités d'adoption d'enfants haïtiens, suite au séisme qui a frappé l'île.

Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille et à la Solidarité, fait le point avec Jean-Jacques Bourdin, sur un sujet sensible : les dossiers d'adoption en Haïti.

« Rappelons qu'Haïti est le premier pays d'adoption pour la France, avec presque deux tiers d'adoptions individuelles qui ne passent pas par l'Agence Française de l'Adoption et se font directement avec l'Etat d'Haïti.

Par rapport à la situation de chaos à l'heure actuelle, la situation de la France c'est de s'occuper de la sécurité et de la santé des enfants qui se trouvent sur place. Je comprends l'émotion des parents, très forte, mais qui ne prend pas en compte cette situation de chaos, la situation des orphelinats sur place. Il y a beaucoup d'enfants blessés... Nous avons mandaté hier 6 personnes sur place.

Une liste de 230 enfants mais 23 dossiers régularisés

Sur les dossiers d'adoption aboutis, où les parents ont le jugement entre les mains, le Ministère des affaires étrangères examine cette situation en priorité et fera venir ces enfants si et seulement si ces dossiers sont extrêmement précis et en accord avec les autorités haïtiennes.
Il y a une liste de 230 enfants, mais aujourd'hui, seuls 23 enfants sont en mesure juridiquement (dossier régularisé et visa) de quitter Haïti. Un avion a décollé de France pour essayer de les ramener avant la fin de la semaine. Nous mettons en place avec l'UNiCEF des centres de protection de l'enfance sur place, structures de sécurité, de soins et de prises en charge. Le Premier ministre a souhaité que la priorité de la France soit la protection des enfants : il y a 1,5 millions d'enfants en situation délicate. Il peut y avoir trafic d'enfants... Ce sont les plus fragilisés. Nous devons donner une famille d'accueil aux enfants, et pas le contraire, un enfant à une famille. Pour les autres, je dis aux familles adoptantes : attendez un peu, il faut d'abord retrouver des membres éventuels de leur famille sur place avant de les faire regagner la France. »

Pour écouter l'intégralité de l'interview de Nadine Morano, cliquez ici

La rédaction