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Brésil: "Amélioration" de l'état de Bolsonaro, qui reste hospitalisé

Jair Bolsonaro le 29 juin 2021 à Brasilia

Jair Bolsonaro le 29 juin 2021 à Brasilia - EVARISTO SA © 2019 AFP

Le président brésilien a été hospitalisé mercredi en raison d'une occlusion intestinale.

L'état du président brésilien Jair Bolsonaro, hospitalisé depuis mercredi à Sao Paulo pour cause d'occlusion intestinale, s'est amélioré mais sa date de sortie reste indéterminée, a indiqué vendredi l'établissement où il est traité.

La santé du président de 66 ans "continue d'évoluer de manière satisfaisante. Le patient a subi cet après-midi un scanner abdominal qui a montré une amélioration de la sous-occlusion", selon le bulletin médical publié par l'hôpital Vila Nova Star.

"Le président a bien réagi à la reprise de l'alimentation. Il va continuer à recevoir des soins cliniques, sans prévision de fin" à ce stade, a-t-il précisé.

Sortie "dans quelques jours"

Le chirurgien Antonio Macedo, chef de l'équipe médicale chargée du cas de Jair Bolsonaro, a indiqué au quotidien O Globo que le président "évoluait très bien" et qu'il pourrait sortir "bientôt, dans quelques jours".

Depuis qu'il a été poignardé dans l'intestin en septembre 2018, en pleine campagne pour l'élection présidentielle, Jair Bolsonaro a subi six opérations chirurgicales, dont cinq au système digestif.

Il a été admis en urgence dans la nuit de mardi à mercredi à l'hôpital des Forces armées à Brasilia en raison de violentes douleurs abdominales et d'une crise de hoquet persistant depuis plus de dix jours.

Le dirigeant d'extrême droite a alors été placé dans une unité de soins intensifs et "intubé par précaution", avait indiqué à la radio un de ses fils, le sénateur Flavio Bolsonaro.

Une fois posé le diagnostic d'occlusion intestinale, le président brésilien a été transféré à l'hôpital privé Vila Nova Star à Sao Paulo.

Contexte de crise politique

Cette nouvelle hospitalisation intervient dans un contexte de crise politique et d'érosion de sa popularité, face à des allégations de corruption dans les contrats négociés par son gouvernement pour faire face à la pandémie de Covid-19, qui a déjà fait près de 540.000 morts dans le pays.

La commission sénatoriale qui enquête depuis près de trois mois sur la gestion de la crise sanitaire par son gouvernement vient d'être prolongée de 90 jours.

C.M. avec AFP