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Bolivie: l'ONU appelle à la pacification "immédiate" après les "affrontements entre civils"

Des affrontements entre civils à Cochabamba

Des affrontements entre civils à Cochabamba - STR / AFP

Des affrontements entre civils ont eu lieu ce mardi en Bolivie, quelques jours après la victoire d'Evo Morales réélu le 20 octobre.

Les Nations Unies ont appelé mardi à une pacification "immédiate" en Bolivie, où la réélection du président Evo Morales fait polémique et a donné lieu à des "affrontements entre civils" et de "graves actes de violences en divers endroits du pays", selon un communiqué publié sur le site de l'organisme.

"Les Nations Unies lancent un appel clair et urgent aux acteurs politiques, aux groupes sociaux et à tous les Boliviens afin qu'ils réduisent les tensions et qu'ils rejettent tout acte de violence dans ce moment difficile que traverse le pays", écrit l'organisation, alors que les affrontements entre partisans des deux camps ont fait plus de trente blessés lundi.

"L'ONU en appelle aux autorités compétentes pour qu'elles garantissent le respect des droits fondamentaux des personnes, comme la liberté d'expression, d'opinion et le droit de manifester pacifiquement", poursuit le document qui demande également aux citoyens "d'exercer leur droit de manifester sans qu'il devienne une invitation à la confrontation, et qu'il exclue toute forme de discrimination".

Les affrontements entre mineurs acquis à la cause du président et ses opposants se sont déplacés mardi à Cochabamba, au centre du pays, le bastion électoral d'Evo Morales, faisant de nombreux blessés, selon des médias locaux.

L'opposition dénonce "une fraude électorale"

Evo Morales, 60 ans, a été réélu le 20 octobre avec plus de dix points d'avance sur Carlos Mesa, 66 ans, lui permettant de s'imposer au premier tour lors d'un scrutin controversé qui a suscité la colère de l'opposition et des doutes de la communauté internationale.

L'opposition dénonce "une fraude électorale" et réclame l'annulation de l'élection, tandis que le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2006, rejette la tenue d'un second tour et affirme que ses détracteurs préparent "un coup d'Etat". 

Des milliers de partisans et opposants se sont affrontés lundi à Santa Cruz, Cochabamba et à La Paz, la capitale du pays.

C.Bo. avec AFP