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"Air cocaïne": le procès en appel en République dominicaine débutera le 11 février

Alain Castany (à gauche) et Nicolas Pisapia (à droite) sont les deux seuls Français encore présents en République dominicaine.

Alain Castany (à gauche) et Nicolas Pisapia (à droite) sont les deux seuls Français encore présents en République dominicaine. - Erika Santelices - AFP

La suite d'une affaire rocambolesque. La justice dominicaine a fixé mercredi au 11 février la date de l'ouverture du procès en appel de quatre Français condamnés dans l'affaire dite "Air cocaïne", marquée par l'exfiltration spectaculaire des deux pilotes condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue. Les quatre Français condamnés ont clamé leur innocence au procès. Leur défense avait en vain réclamé l'acquittement, plaidant que rien ne prouvait qu'ils savaient que de la drogue se trouvait à bord de l'avion.

Au cours de l'audience de mercredi destinée à établir cette date, les deux pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos n'étaient pas représentés par leurs avocats. En conséquence, le ministère public a d'ores et déjà demandé que leur peine soit confirmée en appel. Le tribunal, qui souhaite être auparavant "informé de leur situation", a remis sa décision à une date ultérieure.

Les deux autres Français restés sur l'île, Nicolas Pisapia, présenté comme le passager du jet, et l'apporteur d'affaires Alain Castany étaient quant à eux bien représentés par leurs avocats. Le seul à avoir été présent a été Nicolas Pisapia, Alain Castany, qui a été renversé par une moto en octobre, étant toujours en convalescence. Les quatre Français avaient fait appel après leur condamnation à 20 ans de prison.

L'affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les États-Unis, intercepte sur le tarmac de l'aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord. En août 2015, Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés par la justice dominicaine à 20 ans de prison pour trafic de drogue.

Le 28 octobre, alors qu'ils étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire dans l'attente de l'examen de leur appel, ils ont fui ce pays des Caraïbes par bateau pour rejoindre l'île antillaise franco-néerlandaise de Saint-Martin avant d'arriver en avion à la Martinique d'où ils ont gagné, toujours en avion, la métropole.

Peu après leur retour en France, ils ont été placés en détention provisoire, début novembre, par la justice française, qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue. La justice a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention. 

la rédaction avec AFP