BFMTV

Al Qaïda revendique l'enlèvement de l'otage français au Niger

BFMTV

DUBAÏ - La branche d'Al Qaïda en Afrique du Nord a revendiqué la responsabilité de l'enlèvement d'un Français le mois dernier dans le nord du...

DUBAÏ (Reuters) - La branche d'Al Qaïda en Afrique du Nord a revendiqué la responsabilité de l'enlèvement d'un Français le mois dernier dans le nord du Niger, rapporte la chaîne de télévision Al Djazira, citant un communiqué du groupe armé.

"Le groupe affirme que ses membres ont réussi à enlever l'ingénieur Michel Germaneau dans le nord du Niger le 22 du mois dernier", rapporte la télévision qatarie.

"Le groupe a demandé à la France et à ceux qu'il considère comme ses alliés dans la région de libérer ses militants emprisonnés", poursuit Al Djazira.

Michel Germaneau, âgé de 78 ans, et son chauffeur algérien Ouaghi Abidine avaient été enlevés le 22 avril dans le nord du Niger près de la frontière avec le Mali et l'Algérie.

Abidine avait été par la suite libéré et retrouvé une semaine plus tard errant dans le désert en territoire malien avant d'être ramené dans son pays.

Dans son communiqué, Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) précise que l'ingénieur français à la retraite travaillait pour le secteur pétrolier algérien et qu'il dirigeait une association au Niger, poursuit Al Djazira.

Cette partie du Niger, constituée par de vastes étendues désertiques où sévissent des insurgés, des contrebandiers et des groupes liés à Al Qaïda, a été le théâtre de plusieurs attaques facilitées par une faible présence policière.

Six Européens ont été enlevés dans la région l'an passé et les otages ont ensuite été livrés à l'AQMI qui a intensifié ses activités dans cette zone saharienne au cours des derniers mois.

Depuis, quatre otages ont été libérés mais deux Espagnols seraient toujours retenus captifs.

Les experts estiment que les groupes liés à Al Qaïda ont trouvé un moyen d'assurer leur financement en obtenant des rançons en échange de la libération d'otages. Toutefois, il n'a jamais été confirmé que des paiements étaient versés aux ravisseurs.

Tamara Walid, Pierre Sérisier pour le service français