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Soupçons de pédophilie au Burkina Faso: l'un des deux militaires français mis en examen

L'un des deux militaires soupçonnées d'avoir commis des actes de pédophilie au Burkina Faso a été déféré en vue d'une mise en examen ce vendredi à Paris. (Photo d'illustration)

L'un des deux militaires soupçonnées d'avoir commis des actes de pédophilie au Burkina Faso a été déféré en vue d'une mise en examen ce vendredi à Paris. (Photo d'illustration) - Dominique Faget - AFP

Soupçonné d'actes pédophiles sur des fillettes de 3 et 5 ans, au Burkina Faso, un militaire français a été mis en examen, vendredi soir, à Paris.

L'un des deux militaires français soupçonnés d'attouchements sexuels sur deux enfants à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, a été mis en examen et laisse libre ce vendredi soir à Paris, a confié une source judiciaire consultée par l'Agence France-Presse (AFP).

Quelques heures avant cette annonce, le parquet avait requis le placement en détention provisoire de cet homme des forces spéciales, âgé de 38 ans, avant sa mise en examen pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans et enregistrement d'image présentant un caractère pornographique de mineur de 15 ans. Mais un magistrat spécialisé a décidé de sa remise en liberté.

La garde à vue du second militaire a été levée sans charge retenue à son encontre à ce stade, a précisé la même source.

Une scène filmée avec une caméra Go-Pro?

Les deux soldats étaient au Burkina Faso pour participer à l'opération antiterroriste Barkhane, lancée début août 2014 au Sahel et conduite par l'armée française. Les faits présumés ont eu lieu dimanche, dans la piscine d'un hôtel de Ouagadougou, dans un contexte "très alcoolisé", selon une source proche du dossier.

Les victimes sont deux fillettes franco-burkinabè de trois et cinq ans. Selon les premiers éléments de l'enquête, la mère de la plus jeune serait allée se baigner dans cette piscine, où elle aurait lié conversation avec les deux soldats avant de les convier à son domicile pour boire un verre. L'un des deux hommes y aurait oublié sa caméra portative.

La mère aurait alors visionné les images, des scènes filmées sous l'eau, et vu des attouchements auxquels l'un des soldats se serait livré sur les fillettes. 

Une rapidité qui tranche avec l'affaire en Centrafrique

La rapidité avec laquelle le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a réagi à cette affaire tranche avec la prudence observée lors du précédent scandale de même nature, en Centrafrique, qui a écorné l'image de l'armée française.

Jean-Yves Le Drian, informé dès juillet 2014 par les Nations Unies d'accusations d'abus sexuels sur des enfants en Centrafrique, avait alors saisi la justice française et lancé une enquête interne, comme au Burkina Faso, mais n'avait pas dévoilé l'affaire, ce qui lui fut reproché lorsque le scandale éclata au grand jour fin avril.

Jé. M. avec AFP