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Présidentielle en Algérie: le pouvoir présente la candidature de Bouteflika

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika - Alain Jocard - Pool - AFP

Si le président algérien n'a pas confirmé sa candidature à la prochaine présidentielle, les partis de la coalition au pouvoir lui ont quant à eux apporté leur soutien officiel.

Les quatre partis de la coalition au pouvoir en Algérie ont apporté leur soutien officiel samedi à une candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat à l'occasion du scrutin d'avril, une démarche qui pourrait précéder une candidature personnelle du chef de l'Etat.

"Les partis de l'alliance présidentielle présentent Abdelaziz Bouteflika comme candidat à la prochaine élection présidentielle", affirme un communiqué publié à l'issue d'une réunion des dirigeants des quatre formations politiques.

Ont participé à la réunion le président de l'Assemblée, Mouad Bouchareb du parti présidentiel (FLN), le Premier ministre Ahmed Ouyahia, chef du Rassemblement national démocratique (RND), le président du Rassemblement de l'espoir de l'Algérie (TAJ) Amar Ghoul et le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounes.

Abdelaziz Bouteflika n'a quant à lui toujours pas fait part de ses intentions, à un mois de la clôture des candidatures. Mais le Premier ministre a affirmé samedi en conférence de presse qu'"il n'y avait aucun doute" sur une candidature du président au scrutin du 18 avril.

Appels au boycott

Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, est au pouvoir depuis 1999. Diminué par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, il se déplace en chaise roulante et ses apparitions publiques sont rares.

Pour le Premier ministre, l'état de santé de M. Bouteflika "n'empêche pas sa candidature (...), il a eu un AVC en avril 2013 et il a remporté la présidentielle en avril 2014 dans ce même état de santé". "Il est évident que M. Bouteflika n'animera pas sa campagne électorale" car sa santé ne le lui permet pas et il n'en a pas besoin "car le peuple le connaît désormais", estime-t-il.

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un parti de l'opposition représenté au Parlement, a annoncé vendredi qu'il ne participerait pas à la présidentielle, affirmant son refus d'un éventuel nouveau mandat du chef de l'Etat. Le plus ancien parti d'opposition en Algérie, le Front des forces socialistes (FFS), a également déclaré qu'il ne présenterait pas de candidat et appelé les Algériens à "boycotter activement, massivement et pacifiquement" le scrutin.

Mélanie Rostagnat avec AFP