BFMTV

Nigeria: combats très meurtriers entre islamistes et militaires

Le Nigeria est secoué depuis vendredi par de violents affrontements entre islamistes et militaires.

Le Nigeria est secoué depuis vendredi par de violents affrontements entre islamistes et militaires. - -

Près de 200 personnes ont été tuées au cours de violents affrontements entre des islamistes et l'armée, dans une localité du nord-est du Nigeria, sur les rives du Lac Tchad.

Au Nigeria, près de 200 personnes ont été tuées au cours de violents affrontements entre des islamistes et l'armée, dans une localité du nord-est du pays, sur les rives du Lac Tchad, qui a été à moitié détruite par les flammes, a annoncé lundi la Croix-Rouge. Les Etats-Unis ont condamné lundi ces violences.

"Jusqu'à présent, 187 morts ont été enterrés, et 77 personnes sont hospitalisées. Plus de 300 maisons ont brûlé", a déclaré un porte-parole de la Croix-Rouge, Nwakpa O. Nwakpa, un bilan beaucoup plus lourd que les "dizaines de morts" annoncées jusqu'ici par une source gouvernementale.

De nombreux habitants toujours portés disparus

Les affrontements ont éclaté vendredi dans le village isolé de Baga, dans l'Etat de Borno, une région où est basé le groupe islamiste nigérian Boko Haram, responsable d'attaques sanglantes dans le nord et le centre du pays depuis 2009.

Des insurgés ont été tués, mais aussi des soldats et des civils, selon des témoignages d'habitants recueillis par un représentant des autorités ayant inspecté les lieux dimanche, qui a requis l'anonymat.

Près de la moitié de la localité a été détruite par des incendies à la suite des combats, a estimé lundi un responsable des services de secours. Environ "40% de la ville a été détruite par le feu. De nombreux habitants sont toujours portés disparus et pour le moment on suppose qu'ils ont fui dans la brousse", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat.

Selon des habitants, les violences ont éclaté quand des militaires ont encerclé une mosquée où des islamistes armés étaient supposés s'être réfugiés. Dans les fusillades qui ont suivi, les insurgés se seraient servis d'armes lourdes, mais peu d'informations ont pu être obtenues sur la nature des combats.