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Mali: prise d'otages en cours à Bamako

L'hôtel Radisson de Bamako

L'hôtel Radisson de Bamako - AFP

Une prise d'otages est en cours dans l'hôtel de luxe de la capitale malienne. Les assaillants seraient arrivés à bord d'un véhicule à l'immatriculation diplomatique.

Vendredi matin, plusieurs hommes ont pris près de 170 personnes en otage à l'hôtel Radisson de Bamako, au centre de la capitale, devant lequel les forces de l'ordre ont établi un périmètre de sécurité. Des tirs d'armes automatiques ont été entendus de l'extérieur de l'hôtel qui compte 190 chambres. "Ca se passe au septième étage, des jihadistes sont en train de tirer dans le couloir", a déclaré une source de sécurité à l'AFP. Au moins deux femmes ont été évacuées par les forces de sécurité. L'assaut a été donné vers 11h45.

Selon RFI, un groupe d'hommes est arrivé à bord d'un véhicule à l'immatriculation diplomatique avant de pénétrer dans l'hôtel et monter jusqu'au 7e étage. Armés, ils ont tiré et crié "Allahu Akbar". Selon le groupe Radisson, 170 otages sont retenus par deux assaillants: parmi eux, 140 sont des clients de l'hôtel, et 30 sont des employés. Il y aurait des Français à l'intérieur. 

Les expatriés invités à ne pas sortir

Outre des policiers et militaires maliens, des forces spéciales de la gendarmerie sont arrivées sur les lieux, où sont également visibles des membres de la force de l'ONU au Mali, la Minusma, et des forces françaises Barkhane. Plusieurs ressortissants étrangers résidaient dans l'hôtel avant l'attaque. Leur nombre et nationalités ne sont pas connus dans l'immédiat.

Le quartier est bouclé par la police. L'ambassade française demande aux ressortissants d'éviter tout déplacement à Bamako. L'ambassade américaine fait de même sur Twitter.

En août, une attaque contre un hôtel à Sévaré, près de Mopti (centre), avait fait au total 13 morts, dont quatre parmi le personnel d'une société sous-traitante de la Minusma. Le 7 mars, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à 5 personnes, dont un Français et un Belge. Il s'agissait de la première attaque de ce type perpétrée dans la capitale du Mali.