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Elections présidentielles: le Mali cherche une stabilité politique

La distribution des cartes électorales a été compliquée.

La distribution des cartes électorales a été compliquée. - -

Sept mois après l’intervention militaire française et africaine, le Mali organise ses premières élections présidentielles. Les conditions ne permettent pas la tenue d’un scrutin idéal mais les autorités promettent une élection respectable.

Dimanche, le scrutin pour le premier tour de la présidentielle a commencé, aux environs de 10 heures heure française. Le rétablissement d’une stabilité politique avec l’organisation d’une élection libre était une urgence, mais la rapidité du processus fait débat.

"Il est vrai qu’un certain nombre d’acteurs maliens voulaient eux aussi des élections le plus vite possible, pour mettre fin à la transition et ne pas voir les autorités transitoires s’installer au pouvoir", indique Gilles Yabi, de l’organisation internationale Crisis Group. "Mais un report de quelques semaines aurait permis d’améliorer les choses sur le plan technique", souligne-t-il.

En effet plusieurs problèmes logistiques se posent: la difficulté de distribuer des cartes électorales dans certaines zones du territoire et l’insécurité qui continue de régner dans l’extrême nord-est, en particulier à Kidal occupée par les rebelles touareg. L’administration n’étant revenue que début juillet dans la région.

La crainte de nouvelles violences

Peu parti pour organiser un scrutin "cinq étoiles", le pays peut tout de même compter sur une élection acceptable. Le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a déclaré que même si elle était imparfaite, elle devrait être respectée.

D'autant que les groupes armés touareg en discussion à Bamako ont promis de laisser l’élection se passer dans de bonnes conditions. Ils sont à Bamako depuis lundi pour voir comment consolider la paix. Une volonté partagée par tout le monde sur le territoire malien.

Mais la crainte de violences pèse toujours. L'hypothèse demeure que des éléments "résiduels" de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda ne sautent sur cette occasion pour faire un coup d’éclat à coups d'attentats-suicides.

Laure Beaudonnet avec AFP