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Un fils de Kadhafi remis à la Libye par le Niger

Un homme montre la page Facebook de la brigade révolutionnaire de Tripoli, montrant Saadi Kadhafi en train d'être rasé.

Un homme montre la page Facebook de la brigade révolutionnaire de Tripoli, montrant Saadi Kadhafi en train d'être rasé. - -

Saadi Kadhafi, le fils de l'ex-dictateur, est soupçonné d'implication dans la répression de 2011. Il a été conduit les mains menottées et les yeux bandés, vers la prison d'al-Hadhba à Tripoli, où sont détenus d'autres anciens dirigeants du régime déchu

Il est accusé en Libye de meurtre et d'implication dans la répression de la tévolte de 2001. Saadi, un des fils de Mouammar Kadhafi réfugié au Niger, a été remis jeudi par Niamey à Tripoli.

Le gouvernement libyen s'engage à traiter Saadi Kadhafi "conformément aux normes internationales sur le traitement des prisonniers", explique le gouvernement libyen dans un communiqué.

Saadi Kadhafi, 40 ans, s'était réfugié au Niger en septembre 2011 peu avant la chute du régime de Mouammar Kadhafi, capturé puis tué dans sa ville natale de Syrte le 20 octobre 2011.

Dès son arrivée à l'aéroport militaire de Miitiga dans la nuit, Saadi Kadhafi a été conduit les mains menottées et les yeux bandés, vers la prison d'al-Hadhba à Tripoli, où sont détenus d'autres anciens dirigeants du régime déchu, selon le témoignage de Khaled al-Chérif vice-ministre de la Défense et en charge de la prison, sur sa page Facebook.

Accusé de "crimes visant à maintenir son père au pouvoir"

Saadi Kadhafi est accusé notamment "de crimes visant à maintenir son père au pouvoir", lors de la révolte de 2011 qui a renversé le dictateur, a déclaré à l'AFP Seddik al-Sour, porte-parole du procureur général.

Il est aussi accusé d'implication dans le meurtre en 2005 d'un ancien entraîneur d'Al-Ittihad, club de Tripoli où il évoluait. Il est poursuivi par ailleurs par les autorités libyennes pour "s'être emparé de biens par la force et l'intimidation quand il dirigeait la Fédération libyenne de football".

Quelques jours après le déclenchement de la révolte libyenne en 2011, il avait été aperçu en tenue militaire, kalachnikov en bandoulière, faisant l'accolade à son père qui finissait un discours.

Militaire de formation, il a été, comme ses frères Seif al-Islam et Mouatassim, à la tête d'une unité militaire. Mais contrairement à ses frères, aucune information n'a filtré sur sa participation effective aux combats contre la rébellion, durant les huit mois de conflit.

Depuis son exil, les autorités libyennes de transitions réclamaient régulièrement son extradition.

L. B. et A. D. avec AFP