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En pleines élections, le Kenya frappé par une vague de violences

Un soldat surveille l'entrée d'un bureau de vote à Nairobi, lundi 4 mars.

Un soldat surveille l'entrée d'un bureau de vote à Nairobi, lundi 4 mars. - -

Alors que la population kényane est appelée aux urnes pour six élections, dont la présidentielle, ce lundi, douze personnes, dont six policiers, ont été tuées dans des attaques.

Elections générales sous haute tension, au Kenya. Douze personnes, dont six policiers, ont été tuées lors d'attaques contre des forces de l'ordre dans la nuit de dimanche à lundi sur la côte du pays, quelques heures avant le début des opérations de vote.

"Six policiers et six (de leurs) agresseurs ont été tués pendant les affrontements", a déclaré à la presse David Kimaiyo, le chef de la police kényane, en soupçonnant des militants d'un mouvement sécessionniste régional, le MRC, d'être à l'origine de ces violences.

Le MRC, ou Conseil républicain de Mombasa, qui prône le boycott des élections de lundi, n'a pas immédiatement commenté ces accusations.

Embuscade

Un groupe de deux cents jeunes gens armés de fusils et d'arcs ont tendu une embuscade à des forces de police dans le quartier de Changamwe, dans la banlieue de Mombasa, deuxième ville du Kenya au bord de l'Océan indien, selon la police kényane.

Une autre attaque a ensuite eu lieu dans la localité voisine de Kilifi, faisant un mort, toujours selon la police.

Processus électoral non perturbé

Les attaques évoquées par la police ne paraissaient pas perturber gravement le processus électoral sur la côte du Kenya, l'une des régions les plus susceptibles d'être le théâtre de violences en raison de fortes disparités sociales, de l'existence d'un mouvement sécessionniste et de la présence de sympathisants des insurgés somaliens shebab.

A travers le pays, d'impressionnantes files d'électeurs, formées souvent dès avant l'aube, s'étiraient devant les bureaux de vote.

"400 policiers ont été envoyés en renfort dans la région de la Côte pour y être déployés", a précisé le chef de la police. Des inconnus ont par ailleurs fait détoner un engin explosif devant un bureau de vote dans la ville de Mandera, à la frontière entre le Kenya et la Somalie, sans faire de victime, toujours selon la police.

14,3 millions de Kényans sont appelés lundi à voter pour six élections, dont l'élection présidentielle qui s'annonce très serrée.