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Egypte: Obama "condamne fermement" les violences

Barack Obama s'exprimant  depuis son lieu de vacances de Martha's Vineyard, dans le Massachusetts

Barack Obama s'exprimant depuis son lieu de vacances de Martha's Vineyard, dans le Massachusetts - -

Le président américain a dénoncé jeudi la répression en Égypte et a annoncé l'annulation de manœuvres militaires conjointes avec le Caire le mois prochain. Tandis que plusieurs pays européens ont convoqué les ambassadeurs d’Égypte.

Barack Obama a "condamné fermement jeudi les violences en Egypte, ayant fait 578 morts la veille, et a annoncé l'annulation de manoeuvres militaires conjointes avec le Caire le mois prochain. Par ailleurs, plusieurs pays européens ont convoqué les ambassadeurs d'Egypte, tandis que le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni à huis clos dans l'après-midi.

"Une voie dangereuse"

"Les Etats-Unis condamnent avec force les mesures prises par le gouvernement intérimaire égyptien", a affirmé depuis son lieu de vacances de Martha's Vineyard, dans le Massachusetts, Obama, évoquant en particulier la réinstauration de l'état d'urgence annoncée mercredi.

Le président Obama a estimé que le pays, placé sous état d'urgence pour un mois, se trouvait sur une "voie dangeureuse" tout en soulignant qu'il appartenait aux Egyptiens de déterminer leur propre avenir après la destitution de Mohamed Morsi le 3 juillet par l'armée. Le département d'Etat a fortement incité les ressortissants américains à quitter l'Egypte.

"Éviter la guerre civile"

En Europe, plusieurs pays ont convoqué l'ambassadeur d'Egypte dans leur capitale (France, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne, Espagne) pour condamner l'usage de la force.

François Hollande a convoqué en personne l'ambassadeur Mohamed Kamal pour lui dire que "tout doit être mis en oeuvre pour éviter la guerre civile" dans son pays.

L'Espagne a exprimé "son inquiétude pour la déclaration d'état d'urgence et demande sa levée le plus rapidement possible, et demande également que soit évité toute nouvelle effusion de sang", selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Pour la responsable de la diplomatie italienne Emma Bonino, la répression contre les partisans de Morsi est "brutale, inacceptable et inexcusable". "L'armée sert à protéger contre les menaces externes, pas à tirer sur la population" a-t-elle lancé.

"Un maximum de retenue"

De son côté, le Conseil de sécurité de sécurité de l'ONU a souhaité que "les parties en Egypte fassent preuve d'un maximum de retenue".

"L'opinion des membres du Conseil est qu'il est important de mettre fin à la violence en Egypte et que les parties fassent preuve du maximum de retenue", a déclaré l'ambassadrice argentine Maria Cristina Perceval.

Cette réunion se tenait à l'initiative conjointe de la France, du Royaume-Uni et de l'Australie.

M.G. avec AFP