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Burkina: le président de l'assemblée de transition dénonce un "coup d'Etat"

 Michel Kafando, président de transition du Burkina Faso

Michel Kafando, président de transition du Burkina Faso - AFP

Des tirs étaient régulièrement entendus jeudi matin dans la capitale du Burkina Faso Ouagadougou, quadrillée par les militaires de la garde présidentielle qui retiennent en otage le président et le chef du gouvernement au Palais présidentiel depuis mercredi.

Les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), la garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir, ont notamment mis en place des barrages tout autour de Ouaga2000, le quartier où se trouve le Palais.

"Fin au régime déviant de la transition"

La RSP qui ont pris en otage le président et le gouvernement mercredi, ont annoncé jeudi matin avoir "dissous" les institutions de la transition et promis d'organiser des "élection inclusives".

Un "Conseil national de la Démocratie" affirme avoir mis "fin au régime déviant de la transition. Le président de la Transition est démis de ses fonctions. Le gouvernement de transition" et "le Conseil national de la Transition" sont "dissous". Une large concertation est engagée pour former un gouvernement pour aboutir à des élections inclusives et apaisées", a déclaré à la télévision nationale un militaire, le lieutenant-colonel Mamadou Bamba.

"Cette transition s’est illustrée par des arrestations arbitraires"

"Aujourd’hui 17 Septembre 2015, les forces patriotiques et démocratiques alliant toutes les composantes de la nation et réunies au sein du Conseil National pour la Démocratie (CND) a décidé de mettre un terme au régime déviant de la transition." annonce le lieutenant-colonel Mamadou Bamba.

"Cette transition s’est également illustrée par des arrestations arbitraires, en négation des règles de droit, faisant le lit d’une justice sélective au service des vainqueurs. Dans un contexte sécuritaire sous-régional caractérisé par le terrorisme et le grand banditisme, la question militaire a été politisée et instrumentalisée." a-t-il déclaré.

la rédaction avec AFP