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Bouteflika va briguer un cinquième mandat à la tête de l'Algérie

Abdelaziz Bouteflika à un bureau de vote, le 23 novembre 2017 à Alger.

Abdelaziz Bouteflika à un bureau de vote, le 23 novembre 2017 à Alger. - Ryad Kramdi - AFP

Le chef de file du FLN, le parti présidentiel, avait déjà annoncé en octobre que le président sortant briguerait un nouveau mandat.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, est candidat à la présidentielle du 18 avril, lors de laquelle il briguera un cinquième mandat, a annoncé ce dimanche l'agence de presse officielle APS.

Selon l'APS, le chef de l'État, au pouvoir en Algérie depuis 1999, a annoncé sa candidature dans un message à la Nation transmis à l'agence, qui le diffusera ultérieurement dans la journée. Abdelaziz Bouteflika sera le candidat du Front de libération nationale (FLN), qui dirige l'Algérie depuis son indépendance, en 1962.

"Conférence nationale inclusive"

Le FLN a d'ailleurs annoncé samedi qu'il désignait le président sortant comme candidat pour le scrutin du printemps. Diminué par les séquelles d'un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu en 2013, Abdelaziz Bouteflika est pressé depuis plusieurs mois par son camp de briguer un nouveau mandat.

Sans plus de précision, l'APS indique que dans son message, le candidat assure qu'il mettra sur pied, s'il est réélu, une "conférence nationale inclusive" dont l'objectif sera l'élaboration d'une "plateforme politique, économique et sociale", voire de "proposer un enrichissement de la Constitution".

Spéculations

Longtemps resté silencieux sur ses intentions, Abdelaziz Bouteflika a suscité de nombreuses spéculations autour de sa candidature, à moins d'un mois de la clôture officielle du dépôt des dossiers, le 3 mars à minuit.

Celle-ci semblait néanmoins acquise depuis une semaine, l'Alliance présidentielle, coalition des quatre partis qui le soutiennent, l'ayant désigné le 2 février comme leur candidat. En raison de son état physique, Abdelaziz Bouteflika n'apparaît que rarement et ne s'exprime plus en public.

Jules Pecnard avec AFP