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CARTE. États-Unis, Inde... Ces pays où les Français ne sont plus les bienvenus en raison du coronavirus

Illustration - Un panneau de départs à Roissy

Illustration - Un panneau de départs à Roissy - Pierre Andrieu- AFP

En ces temps de coronavirus, le site du ministère des Affaires étrangères recense les consignes des différents pays à l'égard des voyageurs français et leur évolution. Une vingtaine d'États ont choisi de leur imposer une quarantaine préventive de quatorze jours ou de leur interdire tout net l'entrée sur le territoire.

À l'heure du coronavirus, le voyageur français n'est plus franchement en odeur de sainteté. Avec déjà près de 2876 cas et 61 morts, la France est désormais le sixième État le plus touché par la maladie. Aussi, de nombreux pays ont-ils décidé de prendre leurs précautions. Le site du ministère des Affaires étrangères tient à jour la liste des dispositions sanitaires des membres de la communauté internationale et des restrictions imposées aux Français.

  • Du Moyen-Orient à l'Asie, ces pays nous interdisent l'accès à leur territoire

Certains pays ont purement et simplement choisi de nous fermer leurs portes pour le moment. C'est ainsi le cas de la Jordanie, de l'Irak (l'Iran est quant à lui de facto isolé), de l'Arabie saoudite, l'Inde, le Salvador. La Moldavie a interdit l'accès à sa province (par ailleurs parcourue par des élans séparatistes) de Transnistrie. Le Liban, Israël, la Mongolie et le Guatemala ont pris la même décision. 

Les Etats-Unis, jeudi, ont annoncé la suspension pour 30 jours de tous les voyages depuis l'Europe vers leur territoire. Quant à la République tchèque, elle a décrété ce jeudi un état d'urgence de 30 jours, et fermé ses frontières aux voyageurs des "zones à risque", dont la France. 

  • Le Vietnam et le Népal restreignent les accès

Sans interdire aux Français tout séjour sur son territoire stricto sensu, le Vietnam le décourage à l'évidence. "À compter du 12 mars, les autorités vietnamiennes suspendent l’exemption de visa dont bénéficiaient les ressortissants français pour tout voyage n’excédant pas 15 jours", explique notamment le site du Quai d'Orsay qui poursuit: "Dans ces conditions, il est formellement recommandé aux Français prévoyant un déplacement temporaire au Vietnam de reporter leur voyage."

Et le Népal, quant à lui, ne délivre plus de visas aux ressortissants de différentes nations dont la France sur son sol mais il est encore possible de s'en procurer auprès des autorités consulaires du pays de résidence. 

  • D'autres ont choisi d'imposer la quarantaine 

Isolement, auto-confinement, quarantaine, quatorzaine. Les termes employés varient selon les fiches et les États mais la réalité désignée est la même: de nombreuses entités exigent désormais des Français, en même temps que d'autres touristes provenant de pays particulièrement infectés, de faire bande à part pendant 14 jours avant de penser à aller et venir. La Macédoine du nord est de ceux-là, menaçant même le contrevenant d'un an de prison. Le Kosovo a lui aussi décidé de la mise en place d'un confinement obligatoire, en plus d'une suspension du fonctionnement de ses lignes aériennes. Chypre aussi a opté pour un isolement obligatoire, ainsi que la Croatie ce vendredi. 

On trouve aussi l'Arménie (où les autorités mènent par ailleurs des visites domiciliaires les septième et quatorzième jours), l'Ouzbékistan, la Russie, le Laos, Macao, Hong Kong (pour les seuls habitants de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est), les Samoa, le Tchad, l'Ouganda, le Libéria, le Burundi, le Congo. En Afrique, le Liberia a aussi imposé une mise en quarantaine d'office, ainsi que la Tunisie au Maghreb. Idem pour la Colombie, qui "a opté pour l'isolement préventif des personnes en provenance" de France. L'Argentine exige aussi le confinement pendant 14 jours pour les personnes débarquant de France. Le Pérou a lui pris la même mesure, demandant, selon le site France Diplomatie, "l’imposition d’une mesure d’auto-isolement obligatoire à domicile (ou à l’hôtel) de 14 jours pour les voyageurs arrivant, directement ou indirectement, de France (ainsi que d’Espagne, d’Italie et de Chine)". L'Equateur a rejoint ce peloton en fin de semaine. Le Belize ne déclenche le confinement que si la personne concernée exhibe des symptômes grippaux et vient d'une zone à risque. 

Malte par ailleurs a annoncé la suspension de ses liaisons aériennes avec plusieurs pays, dont la France. Les Français qui arriveraient dans le pays "par d’autres routes aériennes (...) doivent s’astreindre à un auto-confinement de 14 jours sous peine d’être sanctionnés d’une amende d’un montant de 1000 euros", précise le ministère des Affaires étrangères. La Bolivie a aussi interrompu son trafic aérien avec la France. 

  • Des instructions préventives ont été mises en place ailleurs

Deux autres pays ont transmis des instructions préventives et dissemblables de celles émises ailleurs. Les autorités du Kazakhstan prévoient ainsi d'appeler quotidiennement pendant 14 jours les voyageurs français et les globe-trotters venus d'autres pays malmenés par le virus. Le sultanat de Brunei promeut lui "l'autocontrôle médical", consistant surtout à surveiller sa température, pendant deux semaines et ce, sans obligation d'isolement. 

Mais ils sont nombreux à avoir instauré des procédures nécessaires à l'établissement d'une surveillance particulière, à commencer par la Corée du sud qui a décidé de l'accueil des voyageurs venus de zones à risques, dont la France, dans un hall spécifique de l'aéroport, assorti d'un contrôle de températures. Les voyageurs devront ensuite fournir une adresse et un numéro de téléphone. Ils devront renseigner jour après jour leur état de santé sur l'application Autodiagnostic

La Thaïlande préconise aussi l'autosurveillance pour les touristes ne manifestant pas de symptôme. Bien entendu, ceux en exhibant seront hospitalisés. La Serbie a choisi de contrôler la température des nouveaux arrivants dans les aéroports puis d'astreindre les personnes séjournant sur leur territoire à surveiller une éventuelle dégradation de leur santé. La Géorgie demande quant à elle de fournir un certificat d'examen du coronavirus à son arrivée. Si le touriste visé, notamment français, n'est pas en mesure de le présenter, il doit alors subir un dépistage et être placé en confinement. 

Enfin, le Rwanda n'estime l'isolement obligatoire qu'en cas d'apparition des symptômes, les touristes français n'en montrant pas à leur arrivée sont en revanche inscrit sur un registre électronique permettant un suivi quotidien. 

Robin Verner