BFMTV

Vers des canicules deux fois plus fréquentes et plus longues en 2050

D'après plusieurs experts, les canicules pourraient commencer en mai et s'étendre jusqu'en octobre, en 2050, si les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent ou ne se stabilisent pas.

13 août 2050, en France. Il fait 44°C à Paris, 43°C à Lille, 42°C à Bordeaux, 38°C à Biarritz... Si dépasser les 40°C est encore rare aujourd'hui en Hexagone lors des vagues de chaleur, ce ne sera plus étonnant dans une trentaine d'années, alerte Météo France qui a réalisé une projection des températures.

Les températures en France, en 2050, lors d'une vague de chaleur.
Les températures en France, en 2050, lors d'une vague de chaleur. © BFMTV

En 2050, "dans l'état actuel de la science, une vague de chaleur sera de 1,2 à 1,5°C plus chaude que celle que nous venons de connaître, selon le scénario 'laisser faire' du Giec", explique l'organisme de météorologie sur Twitter. Ce scénario du Groupement intergouvernemental d’experts sur le climat imagine que rien ne change au niveau des politiques de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Des canicules et des sécheresses beaucoup plus fréquentes

Ce type de canicule "sera deux fois plus fréquente par rapport à ce qu'on peut observer aujourd'hui", prévient Christine Berne, climatologue à Météo France, sur notre antenne.

"Il faut imaginer une période caniculaire plus longue que ce nous vivons aujourd'hui et une fréquence à peu près doublée, en tout cas en 2050. Elles se produiront à partir de la fin mai et jusqu'au mois d'octobre", explique-t-elle.

Pour Christine Berne, "sans politique marquée et sans baisse ou stabilité des gaz à effet de serre, on doit s'attendre à des canicules et des sécheresses beaucoup plus nombreuses".

Clément Boutin Journaliste BFMTV