BFMTV

Pollution: les particules fines stagnent, la France voit rouge

Une épaisse brume de pollution plane sur Paris ces jours derniers.

Une épaisse brume de pollution plane sur Paris ces jours derniers. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Particules fines, dioxyde d'azote, ozone: l'anticyclone qui règne en maître sur l'Europe occidentale ne permet pas l'évacuation de polluants dûs à l'activité humaine. Résultat, la qualité de l'air de jeudi est très mauvaise dans nombre de grandes villes et particulièrement en Ile-de-France.
La qualité de l'air pour ce jeudi 13 mars.
La qualité de l'air pour ce jeudi 13 mars. © Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le beau temps a aussi ses revers dont celui, majeur, de la pollution. Ce jeudi, la plupart des grandes agglomérations françaises pointent en rouge sur la carte mise en ligne par le site Buldair, signifiant une qualité de l'air mauvaise à très mauvaise. Dépendant de l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie, l'organisme prévoit des indices ATMO égaux à 10, soit le maximum de pollution pour de nombreuses grandes villes de France: Paris, Lille, Tours, Orléans.

L'Ile-de-France, reste avec la région la plus touchée, avec les régions Centre, Bretagne, Pays-de-Loire, Picardie, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes et PACA. Le détail par régions est disponible ici.

> Particules fines inférieures à 10 microns

Le site Prev'Air détaille quant à lui les différents types de pollutions. Là aussi les cartes ne laissent guère de place au doute, avec une domination très nette des particules fines (PM) inférieures à 10 microns.

La carte du jour de la pollution aux particules inférieures à 10 microns ou 10 PM
La carte du jour de la pollution aux particules inférieures à 10 microns ou 10 PM © Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

• Une pollution fréquente en hiver. Les pollutions aux PM 10, poussières de compositions diverses, sont fréquentes en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois, mais aussi au fioul, qui s'ajoutent à celles émises par l'industrie et le transport (diesel).

• Un effet couvercle dû aux températures. Les concentrations sont notamment favorisées par un phénomène dit d'"inversion de température". En situation normale, la température de l'air décroît avec l'altitude ce qui permet une dispersion verticale des polluants. Or, quand le sol refroidit fortement pendant la nuit en hiver, peuvent se former des couches d'air plus chaudes en altitude qu'au niveau du sol, et les polluants se trouvent alors piégés sous un effet de "couvercle".

> Particules fines inférieures à 2,5 microns

La carte des particules fines inférieures à 2,5 microns paraît un peu moins alarmante avec toutefois un inquiétant point rouge sur Paris et sa périphérie immédiate.

La carte du jour de la pollution aux particules inférieures à 2,5 microns ou 2,5PM
La carte du jour de la pollution aux particules inférieures à 2,5 microns ou 2,5PM © Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

• PM 2,5µ: attention risque d'asthme. Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

David Namias