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Pollution dans le métro: comment limiter son exposition

Une étude réalisée par le CNRS pour l’association Respire met en évidence la forte pollution aux particules fines et ultrafines dans le métro. Impossible d’y échapper totalement, mais quelques recommandations peuvent aider à limiter son exposition à la pollution.

L'air du métro est plus pollué que l'air extérieur. Une étude menée par le CNRS pour l'association Respire le confirme ce mardi. Parmi les enseignements de cette étude, les chercheurs ont également mis en évidence la forte pollution aux particules fines et ultrafines dans le métro. Difficile de s'en protéger totalement mais quelques réflexes peuvent limiter l'exposition lorsque vous attendez le métro.

>Se placer plutôt en tête de quai

L'étude du CNRS a montré une variabilité de la pollution en fonction des lieux de mesure: la pollution n'est pas la même à l'avant, l'arrière ou le milieu du quai. Le premier conseil des auteurs de l'étude est de se placer plutôt en tête de quai et d'éviter la proximité du tunnel d'où arrive le train.

"La chose la plus importante, c'est de ne pas rester en queue de train, par là où vont arriver les rames et produire cet énorme nuage toxique, donc se mettre plutôt en tête de quai", explique sur BFMTV Olivier Blond, président de l'association Respire. 

L'arrivée du "nuage" de particules est favorisé par le freinage et l'accumulation dans le tunnel. 

>Trouver l'endroit le plus ventilé

Compte tenu des variations de pollution, lorsque vous attendez votre métro, choisissez au maximum les endroits les mieux ventilés.

"Dans les stations, bien identifier les endroits où il y a des petits courants d'air, des endroits où il va y avoir plus d'aération et donc l'air va être meilleur", souligne Olivier Blond. 

"Le danger principal dans le métro ou le RER, ce sont les zones où l'air stagne, où il n'est pas renouvelé. Ce sont ces endroits là qu'il faut à tout prix éviter", ajoute-t-il. 

>Respirer calmement

Les particules fines et ultrafines pénètrent en profondeur dans les poumons. Plus vous respirez fort, plus vous multipliez l'entrée des particules.

"Il faut essayer de respirer normalement, faire le moins de mouvements possibles pour avoir une respiration lente et donc être moins sensible à la pollution", explique sur BFM Paris Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au CNRS et auteur de l'étude publiée avec Respire. 

L'efficacité des masques de protection est par ailleurs très limitée. "Les masques en papier, ça ne filtre pratiquement rien, ça ne filtre pas les particules ultrafines", ajoute Jean-Baptiste Renard. 

Enfin, fuir le métro pour reprendre sa voiture ne vous mettra pas plus à l'abri: "vous aurez des taux de pollution aussi élevés, l'habitacle de la voiture est très pollué", prévient le chercheur. 

Carole Blanchard