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Paris: des moutons remplacent les tondeuses le long du périphérique

Des moutons ont été installés Porte de Vincennes et Porte Dauphine mercredi et jeudi, le long du périphérique parisien. Les animaux vont contribuer à l'entretien des talus le long de la route, à la place des tondeuses.

Si en circulant sur le périphérique vous avez aperçu des moutons sur le bas-côté, vous n'avez pas rêvé. Après plusieurs expérimentations en septembre dernier, douze moutons ont été installés mercredi et jeudi dans plusieurs parcelles situées Porte Dauphine et Porte de Vincennes.

Leur rôle: entretenir les talus le long du périphérique appartenant à la ville de Paris. Une initiative de la Ville qui met en avant cette un mode de gestion écologique de ces terrains. Exit les tondeuses, les moutons d'Ouessant, la plus petite espèce de moutons au monde, vont désormais se charger de ce travail. 

Des bergers pour prendre soin des moutons

Si les moutons ont toute la place nécessaire pour brouter comme dans un pâturage, le cadre n'est pas tout à fait le même à quelques mètres des voitures et de la pollution. Mais pour la société GreenSheep, à l'origine du concept, les animaux ont tout ce qu'il faut pour s'épanouir.

"Nous ce qui nous importe le plus c'est la pollution du sol. Pour ça, on a fait une analyse de sol, elle s'est avérée négative donc on peut installer des moutons", explique Paul Letheu, fondateur de GreenSheep à BFM Paris.

Les moutons installés Porte Dauphine et Porte de Vincennes vont y rester plusieurs mois et recevront régulièrement la visite de bergers qui prennent en charge les soins sanitaires des animaux mais aussi la tonte annuelle. Cette solution écologique pour entretenir les espaces verts a séduit la mairie de Paris mais aussi de grandes entreprises privées comme la SNCF, L'Oréal ou le Crédit Agricole.

"C'est une solution qui se développe de plus en plus et qui répond à plusieurs attentes pour les professionnels. A la fois une attente en termes d'écologie et de respect de l'environnement, une attente RSE (responsabilité sociétale des entreprises, ndlr) et une attente d'économie", poursuit Paul Letheu.

Avec ses moutons la start-up revendique une économie moyenne de 25% par rapport à une tonte traditionnelle. 
Carole Blanchard avec Thomas Pernette