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Environnement

Nouvelle vague de froid: des ravages sur la faune et la flore juste avant le printemps

Avec l'hiver qui revient, les cultures maraîchères ne sont pas à la fête.

Avec l'hiver qui revient, les cultures maraîchères ne sont pas à la fête. - BFMTV

Le froid n'est pas forcément l'ennemi des cultures, ni de la faune. Sauf quand il perdure et qu'il revient après une période de redoux.

Le froid ne fait pas que conserver. Il pose aussi de vrais problèmes à la faune et à la flore. La vague de froid tardive a des conséquences néfastes sur les cultures. Ce n'est pas tant le froid en lui-même, bien sûr, qui crée la difficulté, mais bien son retour après le redoux de la semaine dernière. 

Les abeilles succombent à cause du froid

Face au retour inopiné de l’hiver, les apiculteurs n’ont pas toujours eu le temps de protéger leurs ruches: les abeilles meurent par milliers, victimes de cette nouvelle vague de froid. Certaines exploitations ont perdu la moitié de leurs effectifs, d’autres ont été décimées jusqu'à 80%. Une catastrophe pour les apiculteurs, d’autant plus que les ruches ont été fragilisées ces dernières années par les insecticides et les attaques de frelons asiatiques.

Les cultures maraîchères à la peine

Si certaines cultures comme les fraises parviennent à mettre à profit une période de gel, elles pâtissent cependant d'un thermomètre par trop changeant. Une fois le bourgeon sorti, le regel freine la croissance de la plante qui ne va plus se développer. Les pertes peuvent être potentiellement considérables pour les maraîchers.

Dans le nord de la France beaucoup de plantations ont pris une quinzaine de jours de retard.

Les vergers craignent aussi le gel

Pour les fruits poussant en hauteur, le problème est encore plus épineux, car leur protection contre le gel est plus problématique. Dans le Courrier Picard, des exploitants de l'est de la Somme prévoient jusqu'à 80% de pertes.

Quelques techniques existent pour tenter de protéger les arbres contre les gelées noires, qui interviennent sur des bourgeons encore tendres, qui ne peuvent résister à des températures négatives et noircissent avant de mourir. L'une d'elles consiste à arroser les cultures avec de l'eau à 8° Celsius. Mais le problème est que l'opération "coûte 15.000 euros à l'hectare" et consomme beaucoup d'eau.

D. N.