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Le trou d'ozone au-dessus de l'Antarctique s'est considérablement élargi et approfondi en septembre dernier

Image du trou de la couche d'ozone, datée du 4 octobre 2020.

Image du trou de la couche d'ozone, datée du 4 octobre 2020. - Organisation métérologique mondiale

Le trou de la couche d'ozone situé au-dessus de l'Antarctique s'est considérablement agrandi au cours du mois de septembre 2020, selon l'Organisation météorologique mondiale. Il a atteint "sa taille maximale" par rapport à ces dernières années.

Le trou dans la couche d'ozone, qui se développe au-dessus de l'Antarctique, a atteint "sa taille maximale" ces dernières semaines: il s'est plus agrandi au cours des mois de septembre 2020 qu'au cours de ces dernières années, rapporte l'Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un communiqué publié mardi.

La couche d'ozone protège la Terre des rayons ultraviolets. Selon la chaîne américaine ABC News, le trou d'ozone a gagné davantage en épaisseur et en largeur le mois dernier que ces dernières années, pour atteindre 23 millions de kilomètres carrés.

Un phénomène lié à la température

"Cela s'explique par un vortex (un tourbillon) polaire fort, stable, et froid: tous les signes qui favorisent un appauvrissement continu de la couche d'ozone", expliquait début octobre dans un tweet le service de surveillance de l'atmosphère Copernicus.

Le vortex polaire a donc maintenu la température de la couche d'ozone un certain temps dans le froid. Or la couche d'ozone s'appauvrit en ozone en fonction de la température de la stratosphère.

En effet, lorsque les températures sont inférieures à -78°C, des nuages stratosphériques se forment. Or la chaîne américaine ABC explique que ces nuages contiennent des cristaux de glace qui peuvent eux-mêmes provoquer des réactions chimiques destructrices pour l'ozone.

Ce trou, qui réapparaît tous les ans à l'occasion des deux premières semaines de septembre, s'est étendu rapidement à partir de la mi-août cette année. Début octobre, il avait déjà atteint 14.5 millions de kilomètres carrés, selon l'Organisation météorologique mondiale.

Des réactions chimiques amoindrissent la couche

Selon cette dernière, les rayons solaires provoqués par le déplacement du Soleil vers le pôle Sud ces dernières semaines ont déclenché un certain nombre de réactions chimiques sur la couche d'ozone.

Au printemps dernier, des chercheurs avaient observé un trou énorme, d'une taille jamais égalée dans l'Arctique, trois fois plus grand que le Groenland. Puis les scientifiques avaient affirmé au mois d'avril que celui-ci s'était totalement refermé en raison de la rupture du vortex polaire, grâce à des conditions favorables à .

Le trou de la couche d'ozone devrait retrouver sa taille "normale" à partir de la mi-octobre, lorsque les températures commenceront de nouveau à augmenter. Dans un communiqué, Vincent-Henri Peuch, le directeur du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme rappellait l'importance de continuer à appliquer le protocole de Montréal, dans le but de réduire et à terme d'éliminer complètement les substances qui réduisent la couche d'ozone.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV