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Environnement

Le soleil de Pékin vire au bleu sous les tempêtes de sable et la pollution

Soleil bleu au-dessus de la Cité interdite.

Soleil bleu au-dessus de la Cité interdite. - Capture d'écran d'une vidéo YouTube de NewzTech20

Dimanche, Pékin s'est réveillée sous un soleil bleu crevant un ciel plein de sable. C'est là l'une des conséquences les plus visibles d'une tempête de sable venue du nord du pays et portant avec elle de nombreuses particules en suspension, qui a déferlé sur la capitale de la Chine.

Un soleil bleu perché au-dessus de Pékin, au milieu d'une atmosphère ensablée jaunâtre. C'est dans cet environnement hésitant entre surréalisme et science-fiction que la capitale chinoise s'est réveillée dimanche, comme l'a relaté ici le Guardian. La faute au souffle d'une tempête de sable, la seconde en l'espace de 15 jours.

Surréaliste, futuriste... et potentiellement nocif

Comme l'ont montré les photos postées sur Internet, outre l'aspect spectral de l'étoile, les bourrasques de sables charriant avec elles des particules en suspension polluantes et nocives ont entraîné d'autres effets, réduisant largement la visibilité dans les rues, et contraignant à l'occasion les habitants à se couvrir les yeux.

Sur ces deux clichés, on peut voir, comme l'explique cette internaute, la Cité interdite et le quartier des affaires.

Un autre internaute a publié des vues du soleil surplombant la ville.

La sècheresse d'abord, le vent ensuite

Le Guardian rapporte encore que l'indice de qualité de l'air de Pékin a grimpé à 500 dimanche, le niveau maximal. Les autres marqueurs sont tout aussi inquiétants: une particule polluante en suspension baptisée PM10, pouvant passer dans les poumons, a dépassé les 2000 microgrammes par mètres cubes.

La PM2,5 qui est plus petite que la précédente et peut passer dans le sang, a atteint les 462 microgrammes alors même que l'OMS recommande de ne pas s'exposer quotidiennement à plus de 25.

Ce sont les vents venus du nord-ouest de la Chine et d'une Mongolie frappée par la sècheresse qui sont à l'origine de ce phénomène. L'Administration météorologique de Chine a ainsi expliqué que ces régions avaient reçu moins de neige et moins de pluie cet hiver, avant de retrouver en février des températures supérieures à l'accoutumée. Cette équation a provoqué une sécheresse. Dès lors, les vents forts qui se sont soulevés n'ont plus eu qu'à balayer ces plaines pour pousser des nuages de poussière devant eux.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV