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La tempête tropicale Gonzalo pourrait devenir le premier ouragan de l'année 2020 dans l'Atlantique

La tempête tropicale Gonzalez en image satellites ce mercredi 22 juillet.

La tempête tropicale Gonzalez en image satellites ce mercredi 22 juillet. - RAMMB/NOAA/NESDIS

La tempête tropicale Gonzalo, qui est déjà la septième de la saison dans l'océan Atlantique, pourrait devenir le premier ouragan de cette année dans les heures qui viennent. Les météorologues s'inquiètent de ce phénomène prématuré.

La tempête tropicale Gonzalo, qui se dirige vers les Antilles, pourrait bientôt devenir le premier ouragan de la saison. Les prévisionnistes de Météo France estimaient, mercredi, que Gonzalo se tranformerait en ouragan dans la journée ce jeudi.

Si cela était le cas, Gonzalo battrait un record en devenant le premier ouragan de la saison dans l'océan Atlantique. Elle bat d'ailleurs déjà un record en étant la septième tempête tropicale de la saison dans l'Atlantique. Habituellement, la septième tempête tropicale de la région n'intervient qu'à la mi-septembre, comme le rapportent les médias américains.

En ce début d'année, les tempêtes tropicales ont été d'intensité relativement faible dans la région Atlantique. Aucune des tempêtes tropicales s'y étant formées dans le courant de l'année 2020 ne s'est transformée en ouragan.

Une surface de l'océan plus chaude

Ce bouleversement pourrait être lié aux températures de la surface de l'eau qui ont été plus chaudes que d'habitude cette année, avec environ 26 degrés. Le site d'actualité Mashable rapporte que les eaux plus chaudes que la normale risquent d'alimenter les tempêtes tropicales car davantage d'eau s'évapore naturellement dans l'air, ce qui donne l'énergie et l'humidité nécessaires à la formation de tempêtes.

"Les températures de l'océan Atlantique ont été beaucoup plus chaudes que la normale", confirme à Mashable Brian Tang, un scientifique spécialisé en sciences atmosphériques à l'Université de New York, à Albany.

Certains métérologues redoutent que ces températures plus chaudes fournissent l'énergie suffisante pour nourrir le pic de la saison des ouragans, prévu entre la mi-août et la mi-octobre.

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV